Donald Trump a fortement mis l’Iran sous pression lors de son discours devant les Nations unies. Le président américain a menacé Téhéran de nouvelles destructions si aucun accord n’est conclu pour mettre fin à la guerre avec les États-Unis.

Trump s’exprimait mardi devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Selon Bloomberg, la délégation iranienne a quitté la salle pendant que le président américain formulait ses menaces.

La guerre entre les États-Unis et l’Iran dure désormais depuis plus de six mois. L’opération militaire américaine, lancée en mars, vise notamment les capacités balistiques iraniennes, la marine du pays et son programme nucléaire.

Trump menace de détruire l’Iran

Dans son discours, Donald Trump a placé l’Iran face à un choix radical. Selon lui, Téhéran peut conclure un accord avec les États-Unis, puis engager sa reconstruction. À défaut, il menace de nouvelles frappes américaines.

« L’Iran peut conclure un accord, se reconstruire et devenir plus fort que jamais. Sinon, je détruirai la République islamique”, a déclaré Trump.

Le président américain a ensuite durci encore le ton. Il a affirmé qu’en l’absence d’accord, l’Iran devait s’attendre à une destruction totale, sans possibilité de redressement. Une manière d’accroître encore la pression sur Téhéran pour l’amener à trouver un compromis avec Washington.

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump brandit la menace de lourdes conséquences militaires. Il avait déjà averti que l’Iran serait durement frappé si le pays refusait de conclure un accord.

Trump s’en prend aussi à Cuba et au Venezuela

L’Iran n’a pas été le seul pays visé par Donald Trump dans son discours. Il a prédit la chute du gouvernement cubain et affirmé que les États-Unis allaient encore renforcer la pression sur La Havane.

Le Venezuela a également été évoqué. Trump a défendu l’opération américaine ayant conduit au renversement de Nicolás Maduro, en faisant référence aux réserves pétrolières vénézuéliennes.

“Au vainqueur le butin”, a déclaré Trump.

Le président a par ailleurs évoqué des projets visant à installer davantage de bases militaires américaines au Groenland. L’intelligence artificielle a aussi été abordée. Trump a rejeté les initiatives internationales visant à encadrer plus strictement le développement de l’IA.

La guerre en Iran reste un enjeu majeur pour les marchés financiers

Le durcissement du ton envers l’Iran concerne aussi les investisseurs. Le conflit pèse fortement sur le marché pétrolier, si bien qu’une nouvelle escalade pourrait rapidement entraîner une hausse des prix de l’énergie.

Cette hausse se répercuterait ensuite sur l’inflation et les taux d’intérêt. Si le pétrole repart à la hausse, les banques centrales pourraient avoir plus de difficultés à maîtriser l’inflation et à abaisser leurs taux.

La question centrale, dans les prochaines semaines, sera donc de savoir si Washington et Téhéran parviennent malgré tout à se rapprocher d’un accord. Les déclarations de Donald Trump à l’ONU montrent en tout cas que la pression sur l’Iran devrait rester élevée à court terme.

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