Le président américain Donald Trump a annoncé hier qu’une nouvelle attaque contre l’Iran était écartée pour le moment. Les cours du pétrole ont aussitôt reculé, mais le soulagement pourrait être de courte durée.

En coulisses, les tensions restent en effet très vives, tandis que les élections aux États-Unis et en Israël rendent la situation encore plus explosive.

Une attaque contre l’Iran écartée pour l’instant

Trump a annoncé hier que les États-Unis n’attaqueraient pas l’Iran dans la journée. Un revirement : 48 heures plus tôt, il estimait encore que Washington devrait peut-être mener une nouvelle opération contre Téhéran.

Il s’était déjà engagé à ne pas lancer d’attaque avant les élections de mi-mandat. Pourtant, dès le lendemain, le Wall Street Journal rapportait que les forces américaines se préparaient à de nouvelles frappes.

Les cours du pétrole ont réagi en perdant près de 2 % en vingt minutes. Ils restent toutefois proches du pic atteint pendant la guerre, ce qui accentue les pressions inflationnistes et alimente les tensions sur les marchés financiers.

Les échéances électorales attisent les tensions

Selon le New York Times, l’accalmie ne tient qu’à un fil. L’administration Trump craint de plus en plus que l’Iran ait atteint un stade avancé dans la préparation d’attentats visant des responsables américains au Moyen-Orient et sur le sol des États-Unis.

De son côté, l’Iran estime qu’Israël et les États-Unis préparent une troisième attaque majeure en seize mois. Selon de hauts responsables américains, Trump penche effectivement, dans ses échanges privés, pour une nouvelle attaque contre l’Iran, qui viserait notamment des infrastructures énergétiques.

Le calendrier électoral attise les tensions. Israël vote demain et, selon le quotidien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu pourrait lancer une ultime attaque, même en cas de défaite. L’engagement de Trump arrive à échéance dans huit jours, lors des élections du 3 novembre.

Quelle est l’ampleur de la menace iranienne ?

Difficile de l’évaluer, tant les renseignements sont confidentiels. Les ambitions de l’Iran dépassent souvent ses moyens. Par le passé, Téhéran a recruté des tueurs à gages peu compétents, arrêtés avant d’avoir pu passer à l’acte.

Les responsables américains prennent néanmoins ces alertes plus au sérieux que toutes celles reçues depuis le début de la guerre, le 28 février. Deux responsables iraniens, dont un membre des Gardiens de la révolution, ont confirmé au quotidien que des diplomates américains figuraient également parmi les cibles.

Mahdi Mohammadi, conseiller de Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et négociateur en chef, a écrit sur les réseaux sociaux que l’Iran misait sur une guerre asymétrique. Il entend par là des attaques non conventionnelles visant les points faibles d’un adversaire plus puissant.

Selon Mohammadi, la guerre entre dans une phase où la surprise sera déterminante, loin d’un affrontement classique. Il promet une guerre asymétrique, intense et décisive, visant aussi bien les points forts que les vulnérabilités de l’ennemi.

Lagarde, BCE

Économie en berne : la BCE devrait maintenir son taux à 2,5 % jeudi

Lagarde, BCE
Perspectives de la semaine
Donald Trump
Plus Économie news

Le plus lu

Elon Musk
Donald Trump
Elon Musk