Donald Trump a déjà son plan B si les républicains perdent le contrôle du Congrès mardi : tout bloquer. Le président se dit prêt à devenir « M. Veto » et à s’opposer un à un aux textes des démocrates. À deux jours des élections de mi-mandat, ces propos témoignent d’un président qui envisage une défaite.

Trump menace de bloquer les textes des démocrates

Trump s’est exprimé dans un entretien au New York Post, dont Fox News a diffusé un extrait dimanche. L’intégralité de l’entretien sera publiée lundi, à la veille du scrutin.

Interrogé sur ce qu’il ferait si les démocrates prenaient le contrôle du Congrès, il a donné une réponse simple : opposer son veto. Les démocrates pourront déposer autant de textes qu’ils le souhaitent, a-t-il expliqué, mais rien ne l’obligera à les signer. Selon lui, après un ou deux mois de vetos répétés, ils finiront par venir négocier.

Trump reconnaît ainsi ouvertement, pour la première fois, la possibilité d’une défaite, tout en précisant qu’il espère ne pas en arriver là.

Les républicains détiennent actuellement la majorité dans les deux chambres du Congrès, à la Chambre des représentants comme au Sénat. S’ils perdent l’une ou l’autre, voire les deux, mardi, Trump ne pourra plus faire adopter ses projets au Congrès sans le concours des démocrates.

Le veto deviendrait alors son principal levier. Le président peut ainsi bloquer tout texte adopté par le Congrès, qui ne peut passer outre qu’à la majorité des deux tiers dans chacune des deux chambres. Même en cas de victoire électorale, les démocrates n’ont quasiment aucune chance de réunir une telle majorité.

Les démocrates espèrent reconquérir la majorité

Mardi 3 novembre, les Américains renouvelleront l’ensemble de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat. Ces élections de mi-mandat détermineront qui contrôlera le Congrès pendant les deux prochaines années, et donc la marge de manœuvre dont disposera encore Trump pour mener sa politique.

Les sondages donnent aux démocrates de bonnes chances de reprendre la Chambre des représentants. L’issue du scrutin au Sénat est bien plus incertaine.

L’inquiétude des républicains tient surtout à un facteur : les prix. Le coût de la vie reste la première préoccupation de nombreux électeurs, alors que la guerre avec l’Iran alourdit encore les factures d’énergie.

Trump tente d’inverser la tendance en multipliant les réunions électorales. Dimanche, il s’est rendu au Kansas et dans l’Iowa, deux États traditionnellement républicains, signe que le parti s’inquiète aussi dans ses bastions. Dans ses discours, il vante une économie exceptionnellement solide, alors que les sondages montrent que les électeurs retiennent surtout l’érosion de leur pouvoir d’achat.

Trump évoque à nouveau un éventuel troisième mandat

Dans le même entretien, Trump a de nouveau évoqué un éventuel troisième mandat présidentiel. Il a déclaré qu’il aimerait se représenter, tout en reconnaissant que la Constitution américaine ne le permet pas.

Le 22e amendement interdit à quiconque d’être élu président plus de deux fois. Trump effectue actuellement son deuxième mandat et ne peut donc pas se représenter en l’état des règles en vigueur.

Pour l’heure, l’attention se concentre toutefois sur les élections de mardi. Si les démocrates remportent la majorité au Congrès, Trump aura beaucoup plus de mal à faire adopter ses projets.

Les dépenses publiques, les budgets et la politique économique pourraient notamment devenir des sources de vives tensions politiques. Trump pourra bloquer des lois grâce à son droit de veto, mais devra aussi négocier plus souvent avec les démocrates pour faire adopter de nouveaux textes.

tour Eiffel à Paris

Fitch alerte sur le risque d’une dégradation de la note de la France

tour Eiffel à Paris
Macron, UE
UE, Europe, Union européenne, BCE Christine Lagarde
Plus Économie news

Le plus lu

jeton XRP de Ripple
Parrain de l’IA
Grok XRP