Les États-Unis préparent une série de nouvelles enquêtes commerciales permettant au président Donald Trump de réimposer des droits d’importation, selon des sources proches de la Maison-Blanche.
Cette initiative fait suite à une décision récente de la Cour suprême américaine, qui a annulé des tarifs d’urgence précédemment imposés. La menace renouvelée de tarifs crée des tensions sur les marchés financiers.
Selon des initiés, l’administration souhaite agir rapidement pour renforcer juridiquement sa politique tarifaire.
Enquêtes sous la loi sur la sécurité nationale
Le gouvernement américain prépare plusieurs enquêtes en vertu de la Section 232 de la Trade Expansion Act de 1962. Cette loi permet au président d’imposer des droits d’importation si cela est nécessaire pour la sécurité nationale.
Les enquêtes portent sur les batteries, la fonte et les pièces en fer, les équipements pour réseaux électriques, les équipements de télécommunications, les plastiques et les produits chimiques industriels. Si ces enquêtes concluent que les importations étrangères représentent un risque, Trump pourrait instaurer de nouveaux tarifs.
Il a déjà utilisé cette même autorité pour imposer des tarifs sur l’acier, l’aluminium et les automobiles. Selon les juristes, ce type de mesures de sécurité nationale est plus difficile à contester juridiquement que les tarifs d’urgence.
Washington s’intéresse aussi aux pratiques commerciales déloyales
En plus de la loi sur la sécurité nationale, Washington examine la Section 301 de la Trade Act de 1974. Ce dispositif vise à lutter contre les pratiques commerciales déloyales d’autres pays.
Le représentant américain au commerce a indiqué que des enquêtes pourraient être lancées sur la surcapacité industrielle, le travail forcé, les accords sur les prix pharmaceutiques et les taxes numériques qui touchent les entreprises technologiques américaines. Ces enquêtes seraient menées à un rythme accéléré.
Trump a déjà annoncé une taxe générale d’importation de dix pour cent et a menacé d’augmenter ce taux à quinze pour cent. Selon les experts, une telle mesure temporaire pourrait ne durer que quelques mois, nécessitant ensuite des étapes juridiques supplémentaires.
Sur les réseaux sociaux, Trump a averti que les pays qui « jouent » avec la décision de la Cour suprême feraient face à des tarifs plus élevés que ceux précédemment convenus.
L’Union européenne suspend l’accord commercial
L’Union européenne a réagi avec prudence en suspendant temporairement la ratification d’un accord commercial avec les États-Unis. Les eurodéputés souhaitent d’abord obtenir des éclaircissements sur la nouvelle politique tarifaire américaine.
La Chine, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni suivent également de près les développements. De nouveaux droits d’importation pourraient entraîner des mesures de rétorsion, augmentant ainsi le risque d’une escalade des tensions commerciales.
Pour les investisseurs, cela représente une incertitude supplémentaire. Des annonces antérieures de droits d’importation ont provoqué de fortes fluctuations sur les marchés boursiers et dans le marché des cryptomonnaies.
L’Indonésie interdit Polymarket après un pari sur le président
L’Indonésie bloque Polymarket suite à un pari politique, tandis que Bali reste populaire auprès des investisseurs crypto et des nomades numériques.
La SEC suspend son plan historique pour les actions numériques
La dérogation aurait permis aux plateformes d’offrir des tokens d’actions sans licence boursière, mais la SEC met le plan en pause.
Ce que Kevin Warsh va changer à la Banque centrale américaine
Ce que nous pouvons attendre du nouveau président de la Banque centrale américaine en matière de politique monétaire.
Le plus lu
La Turquie se défait de presque tous ses bons du Trésor américains en mars
En mars, la Turquie a vendu presque tous ses bons du Trésor américains pour soutenir la livre lors de la guerre en Iran. Le montant tombe à 1,8 milliard.
La SEC se prépare à une avancée historique avec des versions crypto d’actions
La SEC élabore un plan pour le commerce de versions crypto d’actions américaines. Les tokens pourront être émis sans l’autorisation des entreprises.
CNBC désigne Ripple comme l’un des plus grands innovateurs mondiaux de 2026
Ripple figure dans le CNBC Disruptor 50 de 2026, confirmant ainsi son rôle croissant dans le secteur des cryptomonnaies.