La guerre entre l’Iran et les États-Unis semble enfin trouver une issue. Selon les médias d’État iraniens, une médiation pakistanaise a permis de rédiger un texte préliminaire définitif, avec une annonce attendue dans les heures à venir. Les prix du pétrole ont immédiatement chuté, mais cela ne signifie pas que la guerre est terminée.
Un accord pour dialoguer
L’accord actuellement sur la table n’est pas un traité de paix définitif. C’est un engagement à reprendre les négociations bloquées, sans qu’il ne soit question de nouveaux tirs de missiles.
On s’attend à ce que des délégués pakistanais se rendent en Iran. Le fait qu’ils prennent l’avion est un signe qu’ils ont obtenu de Washington la garantie qu’il n’y aura pas de nouvelles attaques pour le moment.
Le président américain Donald Trump semble avoir cédé sur les principaux points de désaccord pour ramener les parties à la table des négociations. D’après une source pakistanaise impliquée dans la médiation, un cadre conceptuel a été établi, abordant notamment les restrictions nucléaires, l’allègement des sanctions et la réouverture des routes maritimes.
Un cessez-le-feu direct et complet sur tous les fronts sera instauré, les deux parties s’engagent à ne pas toucher aux infrastructures de l’autre, et la libre circulation dans le détroit d’Ormuz sera garantie par un mécanisme de surveillance conjoint. Les sanctions seront levées progressivement et des discussions sur les questions en suspens débuteront dans les sept jours.
Les marchés financiers ont immédiatement réagi. Le Brent a perdu 3,46 % en une heure, tandis que le WTI américain a chuté de 3,70 %.
Pour le monde financier au sens large, c’est une bonne nouvelle. Des prix du pétrole plus bas réduisent l’inflation et redonnent aux banques centrales la marge de manœuvre nécessaire pour baisser les taux d’intérêt, alors que les craintes de hausse des taux étaient de retour.
De l’éclatement du conflit à aujourd’hui
La guerre a éclaté le 28 février 2026 avec des attaques américano-israéliennes contre l’Iran, ciblant le programme nucléaire et de missiles balistiques. Le guide suprême Ali Khamenei a été tué et, en représailles, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième des transports pétroliers mondiaux. Les États-Unis ont répondu le 13 avril en instaurant un blocus naval complet des ports iraniens.
Jusqu’à présent, les pourparlers de paix ont échoué sur une longue liste de points de rupture. L’Iran exige la levée de toutes les sanctions, la libération des avoirs gelés, des réparations de guerre et la fin du blocus américain. De plus, Téhéran veut le contrôle d’Ormuz et le droit de continuer à enrichir de l’uranium.
Les États-Unis insistent pour que l’Iran ne puisse jamais obtenir d’arme nucléaire et veulent que son uranium hautement enrichi soit remis. Un système de péage sur le détroit est inacceptable et Washington refuse les réparations.
Hier, l’ambassadeur iranien en France a révélé dans une interview avec Bloomberg que l’Iran, conjointement avec Oman, envisage d’instaurer un système de péage permanent dans le détroit d’Ormuz, avec des tarifs atteignant jusqu’à 2 millions de dollars par navire.
Pendant ce temps, chaque camp continuait de taper du poing sur la table. Trump menaçait de « bombarder l’Iran jusqu’à le réduire en miettes », et les Gardiens de la révolution ont averti qu’une nouvelle attaque « s’étendrait bien au-delà de la région ».
La semaine dernière, la tension a encore monté d’un cran. Dimanche, un drone a attaqué une centrale nucléaire aux Émirats arabes unis et mardi, une grande offensive américaine était prête. Trump a annulé celle-ci à la dernière minute à la demande du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.
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