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L’Iran discute avec Oman d’un système de péage permanent dans le détroit d’Ormuz. Téhéran cherche ainsi à accroître son contrôle sur l’une des routes commerciales les plus importantes au monde. Ce projet suscite immédiatement des inquiétudes internationales, car environ un cinquième des transports mondiaux de pétrole et de gaz y transitent habituellement.

Selon l’ambassadeur iranien en France, les pays devront payer pour un passage sécurisé par cette voie stratégique. Les États-Unis ont immédiatement rejeté cette proposition. Le président Donald Trump a déclaré que le passage devait rester « libre et ouvert ».

L’Iran veut un contrôle durable sur une voie maritime cruciale

Les tensions autour du détroit d’Ormuz augmentent depuis des mois, depuis que le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis a escaladé plus tôt cette année. L’Iran a depuis restreint le trafic maritime, tandis que la marine américaine a bloqué les ports iraniens.

En conséquence, l’une des principales routes énergétiques mondiales a été fortement perturbée. Avant la guerre, environ 135 navires traversaient quotidiennement le détroit. Ce nombre a considérablement diminué depuis.

L’Iran souhaite maintenant mettre en place, avec Oman, un système officiel où les navires devraient obtenir une autorisation et potentiellement payer des millions de dollars pour un passage sécurisé. Une nouvelle autorité aurait été créée à cet effet : l’Autorité du détroit du Golfe Persique.

Selon certaines informations, certains navires auraient déjà reçu des demandes de paiement allant jusqu’à 2 millions de dollars.

Les prix du pétrole et l’inflation restent sensibles

La situation a de grandes répercussions sur l’économie mondiale. Moins de trafic par le détroit d’Ormuz entraîne une hausse des prix du pétrole et une crainte accrue d’inflation sur les marchés financiers.

De nombreuses compagnies maritimes évitent la région par crainte d’attaques de missiles, de drones ou de mines marines. Les coûts d’assurance pour les navires ont donc explosé.

Bien que l’Iran et les États-Unis aient désormais conclu un fragile cessez-le-feu, la situation reste extrêmement incertaine. Les deux pays ont averti ces derniers jours que de nouvelles attaques ne sont pas exclues.

Trump et les États du Golfe mettent en garde l’Iran

Le président Trump a fermement rejeté l’idée du péage iranien. Selon lui, aucun pays ne devrait avoir le contrôle sur une route commerciale internationale de cette ampleur.

Les pays de la région du Golfe expriment également leurs préoccupations. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis craignent notamment que l’Iran ne crée un dangereux précédent en exigeant plus de contrôle sur le passage.

Selon Sultan Al Jaber, directeur général de la compagnie pétrolière nationale des Émirats, la liberté de navigation mondiale est menacée si un seul pays peut utiliser cette route comme levier politique.

Entre-temps, l’Iran semble déterminé à conserver le contrôle même après la guerre, comme moyen de dissuasion contre de futures attaques et comme nouvelle source de revenus pour son économie gravement endommagée.

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