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Le marché boursier sud-coréen a été le grand gagnant en Asie mardi. Après une journée fériée lundi, la séance a démarré en force et l’indice Kospi a atteint un nouveau record historique de 8 131 points. Finalement, l’indice a clôturé en hausse de 2,55 % à 8 047 points.

Le Kosdaq, plus modeste, a également terminé en hausse, bien qu’il ait cédé une partie de ses gains initiaux. Cela montre que la dynamique autour de l’IA en Asie reste vive en Corée du Sud.

Zuid-Koreaanse Kospi eindigt ruim 2,5 procent hoger.
Le Kospi sud-coréen termine en hausse de plus de 2,5 %. Source : Google Finance

La Corée du Sud prend le relais du Japon

La forte progression à Séoul a suivi une impressionnante envolée au Japon. Lundi, le Nikkei 225 a franchi pour la première fois la barre des 65 000 points. Mardi, toutefois, les investisseurs japonais ont pris quelques bénéfices. Le Nikkei a clôturé en baisse de 0,25 % à 64 996 points.

La Corée du Sud a ainsi momentanément pris le relais. Les actions de technologie et liées aux semi-conducteurs continuent de bénéficier de l’engouement mondial pour l’IA. À l’instar de Taïwan et du Japon, la Corée du Sud est de plus en plus perçue comme un maillon essentiel dans la chaîne asiatique de l’IA et des semi-conducteurs.

L’Iran reste la grande incertitude

Dans le même temps, les investisseurs restent attentifs aux développements autour de l’Iran. Donald Trump a déclaré lundi soir que les discussions avec l’Iran « se déroulent bien », tout en avertissant que des frappes américaines pourraient reprendre en cas d’échec des négociations.

Ce message ambigu maintient les marchés en alerte. Les investisseurs espèrent une solution diplomatique, mais le cours du pétrole montre que le risque persiste.

Le Brent a augmenté à 98,15 dollars le baril, tandis que le WTI a baissé à 91,64 dollars. Les mouvements restent volatils, avec des traders réagissant aux nouveaux signaux concernant le détroit d’Hormuz, la pression militaire américaine et d’éventuelles négociations de paix.

Le risque Fed refait surface

Le prix élevé du pétrole alimente également les préoccupations inflationnistes. Selon l’outil FedWatch de CME, les traders estiment désormais à 8,5 % la probabilité que la Réserve fédérale augmente les taux en juillet, contre environ 0,9 % il y a un mois.

Ceci est crucial pour les investissements à risque. Des prix pétroliers plus élevés pourraient raviver l’inflation, limitant ainsi la marge de manœuvre des banques centrales pour abaisser les taux d’intérêt. Dans le pire des cas, elles pourraient même être contraintes de resserrer leur politique monétaire à nouveau.

Wall Street en hausse

Malgré ces préoccupations, les contrats à terme américains étaient en hausse mardi avant la réouverture de Wall Street après le Memorial Day. Les futures sur le S&P 500 ont progressé de 0,65 %, tandis que ceux du Nasdaq 100 ont gagné 0,87 %.

Cela suggère que les investisseurs restent pour l’instant enclins à prendre des risques, surtout tant que le commerce lié à l’IA se maintient et qu’il y a de l’espoir pour une solution diplomatique avec l’Iran.

Fait remarquable, les métaux précieux étaient sous pression. Le cours de l’or au comptant a baissé de 0,9 % à 4 529 dollars l’once, tandis que l’argent a perdu 2,1 %. Le platine et le palladium ont également reculé. Cela correspond à un marché où les investisseurs ont temporairement moins besoin de valeurs refuges et dirigent plus de capitaux vers les actions.

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