Après une année de huit baisses consécutives des taux d’intérêt, la Banque Centrale Européenne (ECB) a décidé aujourd’hui de maintenir le taux directeur à 2 pour cent.
La banque centrale ne voit pas de nécessité immédiate de baisser davantage les taux, maintenant que l’inflation se stabilise autour du niveau souhaité de 2 pour cent. En même temps, l’ECB met en garde contre un environnement économique exceptionnellement incertain, en partie à cause des relations commerciales tendues avec les États-Unis.
Les tensions commerciales assombrissent les perspectives
L’ECB parle d’une « économie résiliente » mais souligne que les risques augmentent. Les discussions commerciales escaladantes entre l’UE et les États-Unis restent, selon l’ECB, un obstacle majeur à la croissance future. Si des tarifs d’importation élevés étaient imposés, cela aurait un impact négatif sur la croissance économique et l’inflation dans la zone euro.
Selon le vice-président Luis de Guindos, la croissance au deuxième et au troisième trimestre de cette année sera presque plate. De nombreuses entreprises ont avancé leurs investissements pour anticiper d’éventuels tarifs. Pendant ce temps, la demande de prêts reste faible et la reprise du secteur privé est encore fragile.
Euro et inflation sous pression
L’euro plus fort joue également un rôle dans la décision sur les taux d’intérêt. Avec une augmentation de valeur de plus de 13 pour cent par rapport au dollar cette année, l’inflation risque de tomber à nouveau trop bas. Cela pourrait freiner les investissements étrangers et mettre la pression sur la position concurrentielle des entreprises européennes.
Bien que l’inflation soit actuellement exactement à l’objectif, l’ECB s’attend à ce qu’elle descende à nouveau en dessous du niveau cible l’année prochaine. Plusieurs membres de l’ECB, tels que Villeroy de Galhau et Olli Rehn, ont déjà averti d’une période prolongée de faible inflation.
Y aura-t-il une autre baisse des taux ?
Les investisseurs anticipent une dernière baisse des taux plus tard cette année. Un sondage de Bloomberg indique que le marché mise sur une réduction supplémentaire de 25 points de base en septembre. La présidente de l’ECB, Christine Lagarde, a indiqué dans un commentaire que la banque centrale « est bien placée pour relever d’autres défis ». Elle faisait notamment référence aux dépenses publiques élevées en infrastructure et en défense.
Une décision définitive concernant la politique future des taux est étroitement liée au résultat des négociations commerciales avec les États-Unis. Le président Donald Trump a fixé le 1er août comme date limite pour un accord, avec une menace de tarif uniforme de 15 pour cent sur les produits d’exportation de l’UE. Bruxelles a préparé des contre-mesures, mais espère toujours un accord.
L’Australie accorde trois mois de plus aux entreprises crypto pour obtenir leur agrément
Le régulateur financier australien, l’ASIC, a prolongé de trois mois la période transitoire accordée aux entreprises crypto.
La Russie franchit une étape majeure avec une loi sur l’IA : priorité aux modèles nationaux
La Russie a franchi une étape significative vers un cadre juridique propre à l’intelligence artificielle (IA).
L’Inde intervient : des millions d’utilisateurs perdent accès à Kalshi
Kalshi bloque les utilisateurs indiens alors que de plus en plus de pays prennent des mesures strictes contre les marchés prédictifs comme Polymarket et ses concurrents.
Le plus lu
Un algorithme de machine learning prédit le cours du XRP pour le 1er juillet 2026
Les modèles d’IA prévoient une faiblesse persistante pour le XRP. Les ventes massives par les baleines et la diminution de l’activité exercent une pression considérable sur le cours.
XRP à 100 $ dans six mois ? Un expert en crypto fait une prédiction étonnante
Le stratège Jake Claver prévoit un XRP à 100 dollars dans les six mois. Il s’agit d’une prédiction extrême et très spéculative.
Ripple acquiert une participation dans Flutterwave, désormais valorisé à 3,3 milliards de dollars
Ripple acquiert une participation dans Flutterwave, l’une des plus grandes fintechs d’Afrique. L’accord le valorise à 3,3 milliards de dollars.