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Les contrats à terme sur les indices américains évoluent sans direction marquée, alors que les investisseurs restent préoccupés par l’Iran, le pétrole et le détroit d’Ormuz.

Les futures sur le Dow Jones progressent légèrement, ceux sur le S&P 500 gagnent 0,13 %, tandis que les contrats sur le Nasdaq 100 avancent de 0,32 %. Le marché tente d’évaluer si un accord sur Ormuz est proche ou si les tensions géopolitiques risquent au contraire de repartir à la hausse. Cette incertitude pèse lourdement sur Wall Street.

Le S&P 500 a clôturé lundi quasiment inchangé, mais la tension montait en coulisses. Le signal le plus net est venu du pétrole.

Le pétrole s’envole

Le WTI a bondi lundi de 5,1 %, à 82,13 dollars le baril. Le Brent a progressé de 5 %, à près de 87 dollars.

Le prix du pétrole s’envole le 11 août 2026

Il s’agit d’un mouvement marqué. Cette hausse s’explique par le regain de doutes des investisseurs sur une réouverture rapide du détroit d’Ormuz. L’Iran affirme être proche d’un accord avec Oman, mais Téhéran refuse toujours des négociations directes avec les États-Unis tant que certaines conditions ne sont pas remplies.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré dimanche qu’aucune reprise des discussions n’était possible tant que Washington continuerait, selon lui, de violer les engagements du mémorandum de juin sans indemniser l’Iran. Un rappel qu’un accord technique sur les routes maritimes ne constitue pas encore un véritable accord de paix.

Ormuz reste au cœur du risque de marché

Pour les marchés financiers, l’enjeu est de savoir si l’énergie peut continuer à circuler dans la région de manière sûre et prévisible. Sans réouverture crédible d’Ormuz, le pétrole restera cher. Et si le pétrole reste cher, la désinflation deviendra plus difficile.

Cette situation concerne directement la banque centrale américaine. La semaine dernière, le marché avait encore été soutenu par un rapport sur l’emploi décevant. Les créations de postes ont été inférieures aux attentes, alimentant l’espoir que la Réserve fédérale dispose de davantage de marge pour ne pas relever davantage ses taux à court terme.

D’après les Fed funds futures, la probabilité d’une hausse des taux en septembre est tombée à environ 50 %, contre 67 % une semaine plus tôt.

La probabilité d’une hausse des taux recule
Probabilité d’une hausse des taux lors de la prochaine réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine. Source : CME Group

Les chiffres de l’inflation seront décisifs

Les investisseurs prendront connaissance cette semaine de nouvelles données sur l’inflation. L’indice américain des prix à la consommation pour juillet sera publié mercredi. L’indice des prix à la production suivra jeudi. Ces statistiques revêtent une importance accrue après la faiblesse du rapport sur l’emploi.

La Réserve fédérale se retrouve ainsi dans une position délicate. D’un côté, le marché du travail montre des signes de refroidissement. De l’autre, la hausse des prix de l’énergie pourrait raviver l’inflation.

C’est précisément le scénario qui inquiète les marchés : une croissance plus faible, mais des pressions sur les prix toujours tenaces.

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