Newsbit
Voir l'application
Voir

Wall Street entame la semaine dans un climat de doute renouvelé autour de l’Iran, d’Ormuz et de l’inflation. La semaine dernière, les investisseurs misaient de plus en plus sur la proximité d’un accord concernant le détroit d’Ormuz. Cet optimisme avait soutenu les actions, atténué les craintes sur les taux et nourri l’espoir d’une nouvelle baisse des prix du pétrole.

Mais le week-end a ravivé les incertitudes. L’Iran affirme qu’aucune négociation directe n’est en cours avec les États-Unis. Selon le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, seuls des messages sont échangés par l’intermédiaire de médiateurs.

Donald Trump adopte, lui, un ton plus détendu. Il a indiqué que Washington menait les échanges avec l’Iran de façon discrète et qu’il ne s’agissait que de discussions partielles. À ses yeux, la situation relève d’une partie d’échecs.

Pas de quoi rassurer

Ormuz reste la principale source d’incertitude. Oman serait proche d’un accord sur les routes de transit dans le détroit d’Ormuz. Mais l’Iran affirme qu’un tel dispositif maritime ne correspond pas à une réouverture complète de cette voie stratégique.

La distinction est essentielle. Le marché veut voir les prix du pétrole refluer. Pour cela, une déclaration politique ne suffit pas : il faut surtout une reprise visible du trafic commercial, une baisse des primes d’assurance et un recul de la menace militaire.

Tant que ces éléments manquent, le pétrole restera un risque pour l’inflation et les taux. Les contrats à terme américains ont réagi de façon contrastée. Les futures sur le S&P 500 ont légèrement progressé, ceux sur le Nasdaq 100 ont gagné 0,22 %, tandis que les futures sur le Dow Jones ont cédé 0,03 %.

La probabilité d’une hausse des taux recule, mais le CPI peut tout changer

La probabilité d’une hausse des taux de la Réserve fédérale en septembre est tombée à environ 45 %. Elle atteignait encore 67 % une semaine plus tôt. De quoi offrir un peu d’air aux actions.

La probabilité d’une hausse des taux par la banque centrale américaine le 16 septembre n’est plus que de 45 %
La probabilité d’une hausse des taux par la banque centrale américaine le 16 septembre n’est plus que de 45 %. Source : CME Group

Mais les nouveaux chiffres de l’inflation américaine seront publiés cette semaine. Un CPI décevant pourrait de nouveau réveiller les marchés, surtout si le pétrole reste élevé en raison des incertitudes autour d’Ormuz. La situation demeure donc fragile : les investisseurs intègrent moins de risque lié à la Fed, mais une seule annonce sur le pétrole ou un chiffre d’inflation peut rapidement inverser la tendance.

Les tensions géopolitiques restent nombreuses

Sur d’autres fronts aussi, l’incertitude politique demeure élevée. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a de nouveau rejeté le plan de Trump pour Gaza. Dans le même temps, l’Inde continue de mettre la pression sur Meta, après qu’une commission parlementaire a exigé des excuses de Mark Zuckerberg à la suite de la restriction temporaire d’une publication du Premier ministre Modi.

En Chine, l’inflation à la consommation a ralenti à 0,5 % sur un an, tandis que le pays a été frappé par le plus puissant typhon de l’année. Plus d’un million de personnes ont été évacuées.

Berkshire commence à mobiliser sa trésorerie

Du côté des entreprises, Berkshire Hathaway s’est distingué. Son nouveau directeur général, Greg Abel, semble enfin décidé à utiliser l’immense trésorerie accumulée par Warren Buffett. Au deuxième trimestre, Berkshire est devenu acheteur net d’actions, avec près de 20 milliards de dollars de titres acquis, tout en accélérant nettement ses rachats d’actions.

Le signal est notable. Si même Berkshire remet davantage de capital au travail, cela renforce l’idée que les investisseurs sont de nouveau prêts à prendre des risques.

Actions Berkshire Hathaway en 2026
Actions Berkshire Hathaway en 2026. Source : TradingView
airbnb

Airbnb prouve la valeur de l’IA, l’action bondit de 16 %

airbnb
Buffett
entreprise, États-Unis, bureau
Plus Marché news

Le plus lu

Opérations SWIFT
Brad Garlinghouse, Swell
Cardano