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Les prix du pétrole repartent à la hausse, après que Donald Trump a présenté le dernier cycle de négociations avec l’Iran comme la « dernière chance » de mettre fin à la guerre. De quoi refroidir à nouveau le sentiment de marché.

Lundi, le pétrole avait pourtant nettement reculé, après que Trump a renoncé à une attaque prévue contre l’Iran afin de laisser une place aux discussions. Mais mardi, ce soulagement a déjà été mis à l’épreuve, Washington et Téhéran envoyant des signaux totalement contradictoires sur le front diplomatique.

Trump affirme que des discussions sont en cours. L’Iran le dément.

Washington et Téhéran se contredisent

Selon Trump, des négociations se tiennent à la demande de l’Iran, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar et d’autres pays. À la Maison-Blanche, il a déclaré que l’Iran devait désormais signer un « bon document ». Sur Truth Social, il a accusé les dirigeants iraniens de mentir au sujet de pourparlers de paix qui, selon lui, sont bel et bien en cours.

Téhéran maintient de son côté qu’aucune discussion directe avec les États-Unis n’a lieu. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré lundi qu’aucun projet direct de négociation avec Washington n’était prévu. Selon l’Iran, Téhéran ne discute actuellement qu’avec Oman au sujet du détroit d’Ormuz.

C’est précisément ce décalage de communication qui rend le marché nerveux. Si les deux parties ne s’accordent même pas sur l’existence de négociations, il devient difficile de croire à une percée diplomatique rapide.

Le pétrole se reprend après son repli

Le pétrole a réagi immédiatement. Le WTI progressait mardi matin de 1,29 %, à 81,38 dollars le baril. Le Brent gagnait 1,73 %, à 84,75 dollars. Le mouvement n’a rien d’explosif, mais il est significatif.

Le prix du pétrole Brent repart légèrement à la hausse. Source : TradingView

Lundi, le marché avait retiré une partie de la prime de guerre intégrée aux cours du pétrole. Celle-ci réapparaît désormais en partie, les investisseurs étant moins convaincus qu’une solution diplomatique soit proche.

La situation autour d’Ormuz reste au cœur des inquiétudes. Le U.S. Central Command a indiqué lundi avoir dérouté 44 navires commerciaux dans le cadre du blocage du détroit d’Ormuz. Deux navires auraient également été neutralisés et deux autres abordés.

Tant que cette voie maritime restera perturbée, le marché pétrolier restera vulnérable. Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré mardi que l’Iran continuerait de défendre ses frontières, tout en affirmant ne pas chercher à élargir le conflit.

Le ton se veut modéré. Mais, dans le même temps, les explosions, les attaques contre les infrastructures énergétiques et les blocages militaires continuent de dominer le marché. Dans ce contexte, les actes pèsent davantage que les paroles.

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