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Le prix du pétrole a fortement augmenté lundi matin, franchissant la barre des 102 dollars le baril, alors que les marchés anticipent le blocus du détroit d’Ormuz annoncé par le président Trump plus tard dans la journée.

La tension est immédiatement visible : les actions asiatiques ont chuté de plus de 1 %, les contrats à terme sur le S&P 500 ont perdu 0,7 %, et les bourses européennes semblent s’orienter vers une ouverture en baisse.

Le blocus commencera lundi à 16h, heure française

Le Central Command des États-Unis a confirmé que le blocus commencera à 10h, heure de New York, soit 16h en France. À partir de ce moment, tout trafic maritime à destination et en provenance des ports iraniens sera interrompu.

Il est important de noter qu’il ne s’agit pas d’une fermeture complète du détroit d’Ormuz. Les navires se dirigeant vers des ports non iraniens pourront passer. Le blocus cible spécifiquement le trafic iranien et les navires ayant payé un péage à l’Iran pour le passage. De plus, Trump a ordonné le déminage des eaux iraniennes dans le détroit.

L’Iran a déclaré qu’il n’accepterait pas le blocus, mais comment Téhéran compte concrètement s’y opposer reste flou. La marine iranienne a été largement détruite pendant la guerre.

Les marchés réagissent mais la panique reste limitée

La réaction des marchés est manifeste, mais demeure pour l’instant maîtrisée. Le Brent a augmenté de 7,4 % pour dépasser légèrement les 102 dollars. Les actions asiatiques ont perdu plus de 1 % et les contrats à terme sur le S&P 500 sont en baisse d’environ 0,75 %.

Le mouvement le plus notable est observé sur le marché obligataire. Le taux à dix ans du Japon a grimpé à 2,49 %, son plus haut niveau depuis 1997. La hausse des prix de l’énergie alimente l’attente d’une inflation prolongée, exerçant une pression mondiale sur les taux d’intérêt.

Néanmoins, la réaction reste relativement limitée. La semaine dernière, les actions mondiales ont enregistré leur plus forte hausse hebdomadaire depuis plus de deux ans, tandis que le Brent a chuté brusquement. Le fait que les investisseurs ne se retirent pas massivement suggère que beaucoup envisagent encore une issue diplomatique.

Brouillard de guerre sur les marchés

Les stratèges peinent à déchiffrer les signaux contradictoires. Selon Dilin Wu de Pepperstone, le sentiment s’est quelque peu stabilisé après la première réaction de panique, mais reste fragile. Les investisseurs se concentrent principalement sur la question de savoir si les canaux diplomatiques sont toujours ouverts, mais des indications claires manquent.

Jordan Rochester de Mizuho Bank parle d’un véritable « brouillard de guerre » sur les marchés. Les informations sont floues et évoluent constamment. Les rapports de presse se contredisent parfois en quelques heures, ce qui complique pour les traders le choix d’une direction et l’évaluation des risques.

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