Donald Trump affirme qu’un accord de paix avec l’Iran est proche. Selon le président américain, les négociations sont « en grande partie terminées », et un accord pourrait bientôt être annoncé, conduisant à la réouverture du stratégique détroit d’Ormuz.
« Un accord est largement négocié, sous réserve des derniers ajustements entre les États-Unis, l’Iran et plusieurs autres pays », a écrit Trump samedi sur sa propre plateforme sociale.
Également depuis l’Iran, des signaux prudemment positifs émergent. Téhéran a précédemment indiqué que les discussions avec les États-Unis progressaient. L’accent est actuellement mis sur l’arrêt des combats dans la région, tandis que d’autres sujets sensibles seraient développés ultérieurement.
Pakistan et pays du Golfe poussent pour un accord plus large
Le Pakistan et plusieurs pays arabes jouent, selon des initiés, un rôle important dans les négociations. Ils tentent de pousser les discussions vers un accord plus large destiné à prolonger le fragile cessez-le-feu, qui dure déjà depuis six semaines.
Trump s’est entretenu samedi à la Maison-Blanche avec plusieurs conseillers après des discussions avec des dirigeants de la région. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Pakistan et la Turquie ont notamment été évoqués.
Il a également repris contact avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Selon Trump, cette discussion portait sur ce qu’il a décrit comme un éventuel « mémorandum d’accord sur la paix ».
L’Iran modère les attentes
L’Iran a immédiatement tempéré les attentes concernant un accord rapide avec les États-Unis dimanche. L’agence de presse semi-officielle Fars a qualifié les déclarations de Trump sur un accord imminent de « très éloignées de la réalité ».
Selon l’agence, un point reste particulièrement sensible : le contrôle du détroit d’Ormuz. Dans le dernier projet de texte, la gestion de cette voie navigable cruciale resterait entièrement sous le contrôle iranien si un accord est conclu.
D’autres dossiers continuent également de provoquer des tensions à la table des négociations. Fars avait signalé auparavant que le programme nucléaire iranien, les actifs gelés et le statut futur du détroit d’Ormuz demeuraient les principaux obstacles dans les discussions avec Washington.
Néanmoins, des signaux prudemment positifs proviennent aussi de Téhéran. L’Iran a confirmé qu’une version finale d’un projet d’accord est actuellement en discussion.
Selon le porte-parole Esmail Baghaei du ministère iranien des Affaires étrangères, les négociations progressent lentement vers « plus de consensus entre les deux parties » depuis la semaine dernière.
Les grands obstacles restent en place
Malgré des signaux prudemment positifs, les principaux points de discorde entre l’Iran et les États-Unis restent pour l’instant non résolus. Le programme nucléaire iranien, les sanctions américaines et le contrôle du détroit d’Ormuz sont toujours sources de tensions.
Selon le porte-parole iranien Esmail Baghaei, certains de ces sujets sensibles ne sont même pas encore officiellement à l’ordre du jour des négociations.
Il n’existe pas non plus d’accord sur l’avenir du détroit d’Ormuz. Cette voie navigable stratégique, par laquelle transite une grande partie des exportations mondiales de pétrole et de gaz, a été largement perturbée depuis le début de la guerre fin février.
Les États-Unis continuent de maintenir des conditions strictes. Le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré samedi que l’Iran ne devait jamais développer d’arme nucléaire, devait renoncer à son uranium hautement enrichi et garantir la libre circulation des navires dans le détroit d’Ormuz.
Selon Rubio, le président Trump privilégie toujours une solution diplomatique à une nouvelle escalade.
L’Iran rejette ces demandes américaines pour le moment. Téhéran souligne qu’il ne souhaite pas construire une bombe atomique, mais refuse de mettre fin à son programme d’uranium. De plus, le pays envisage de percevoir des droits de passage pour les navires traversant le détroit d’Ormuz.
L’Iran veut récupérer des milliards de fonds gelés
L’Iran exige également que les États-Unis libèrent une grande partie de ses fonds gelés à l’étranger. Selon l’agence de presse semi-officielle Tasnim, Téhéran considère cela comme une première étape nécessaire vers un accord définitif.
Un processus clair et transparent devrait être mis en place pour libérer plus tard les fonds restants.
La guerre a commencé après que les États-Unis et Israël ont mené des frappes aériennes massives sur des cibles iraniennes. L’Iran a répondu par des attaques de missiles et de drones sur des pays du Golfe persique et au-delà.
Le conflit a déjà fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.
Le prix du pétrole reste élevé alors que la pression sur Trump augmente
Un accord de paix définitif semble encore lointain. En conséquence, les marchés de l’énergie restent tendus et le prix du pétrole dépasse toujours les 100 dollars le baril.
Plusieurs pays de la région du Golfe tentent d’éviter une escalade supplémentaire. Les Émirats arabes unis ont rejoint le Qatar et l’Arabie saoudite pour appeler Trump à donner plus de temps aux négociations.
Aux États-Unis, la pression politique sur le président augmente également. Avec les élections de mi-mandat de novembre en vue, l’agitation croît parmi les électeurs américains, en particulier en raison des prix élevés de l’essence.
Dans le même temps, Trump se trouve dans un champ politique difficile. Un accord avec l’Iran pourrait être perçu comme un succès diplomatique, mais risque d’apparaître aux yeux des faucons comme une défaite stratégique pour les États-Unis.
Au sein du Parti républicain, les critiques d’un éventuel accord se multiplient. Certains alliés de Trump souhaitent que la pression militaire sur l’Iran soit maintenue jusqu’à ce que tous les objectifs américains soient atteints.
Le président de la commission sénatoriale, Roger Wicker, a encore vivement mis en garde contre un nouveau cessez-le-feu avant l’annonce de Trump. Selon lui, cela signifierait que « tout ce qui a été accompli avec l’Opération Epic Fury n’aura servi à rien ».
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