L’Union européenne a réalisé une avancée majeure dans l’accord commercial en cours avec les États-Unis. Bruxelles semble ainsi sur le point de respecter l’échéance stricte fixée par Donald Trump, qui menaçait d’augmenter considérablement les droits de douane sur les produits européens si l’UE ne parvenait pas rapidement à un accord.
Après des mois de retard, les négociateurs du Parlement européen et des États membres de l’UE ont atteint mercredi un accord préliminaire sur une législation visant à supprimer les droits de douane sur les biens américains. Parallèlement, Bruxelles cherche à intégrer des garanties supplémentaires pour rendre l’accord « Trump-proof ». Les entreprises sidérurgiques et les constructeurs automobiles européens suivent de près ces développements.
Donald Trump a mis l’UE sous forte pression
L’accord commercial entre l’UE et les États-Unis a été conclu l’année dernière au complexe golfique de Trump à Turnberry, en Écosse. L’accord visait à éviter une guerre commerciale entre ces deux puissances économiques.
Selon les termes de l’accord, l’Union européenne réduit les droits de douane sur les produits industriels américains et certains produits agricoles américains obtiennent un accès facilité au marché européen. En contrepartie, les États-Unis maintiennent les droits de douane sur la plupart des produits européens à quinze pour cent.
Mais la mise en œuvre a pris des mois de retard. Au sein du Parlement européen, de fortes doutes persistaient quant à la fiabilité de Trump. Ces inquiétudes ont été exacerbées lorsque Trump a menacé d’annexer le Groenland tout en annonçant de nouvelles taxes commerciales.
Trump avait même menacé d’augmenter les taxes sur les voitures européennes à 25 pour cent si Bruxelles ne parvenait pas à un accord avant le 4 juillet. Cette situation a provoqué une grande nervosité au sein des industries européennes.
L’UE veut rendre l’accord commercial ‘Trump-proof’
Lors de négociations nocturnes, les États membres de l’UE et le Parlement européen ont finalement trouvé un compromis. Celui-ci intègre plusieurs mécanismes de protection.
Ainsi, la Commission européenne aura la possibilité de révoquer les avantages accordés aux États-Unis si Washington ne respecte pas les engagements. Il est également convenu que Bruxelles doit conclure d’ici fin 2026 un accord distinct sur l’acier et l’aluminium.
Ce dossier est particulièrement sensible car les États-Unis maintiennent encore des droits de douane de cinquante pour cent sur l’acier et l’aluminium européens. De plus, des centaines de produits fabriqués avec de l’acier européen sont désormais soumis à ces tarifs.
L’accord comprend également une sorte de date de fin. L’accord commercial expirera automatiquement le 31 décembre 2029, juste après la fin du second mandat de Trump en tant que président.
Selon l’eurodéputé Bernd Lange, ce fut un parcours « chaotique », mais le compromis est nécessaire pour éviter toute nouvelle escalade.
Les marchés financiers suivent avec attention
Les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Europe sont suivies de près dans le monde entier. Des droits de douane plus élevés pourraient relancer l’inflation et peser sur les marchés boursiers ainsi que sur les actifs risqués comme les cryptomonnaies.
Les précédentes escalades concernant les droits de douane imposés par Trump ont déjà provoqué de fortes fluctuations sur les marchés financiers. Dans les actualités Bitcoin précédentes, il a été rapporté que tant les actions que les cryptomonnaies ont subi des pressions après de nouvelles menaces tarifaires américaines.
On s’attend désormais à ce que le Parlement européen vote définitivement sur l’accord commercial à la mi-juin, bien avant la date limite du 4 juillet fixée par Trump.
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