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Kalshi a ajouté l’Inde à la liste des pays dont les résidents ne peuvent plus utiliser la plateforme. Cela porte à 55 le nombre total de pays exclus. Cette décision intervient suite à la pression croissante du gouvernement indien sur les marchés de prédiction en ligne et les plateformes de paris.

Cette mesure souligne comment les régulateurs du monde entier examinent de plus en plus sévèrement les plateformes comme Kalshi et Polymarket. Les contrats portant sur des événements politiques, sportifs et économiques suscitent notamment des débats juridiques sur la question de savoir si ces services doivent être considérés comme des produits financiers ou des jeux d’argent en ligne.

L’Inde intensifie la lutte contre les plateformes de prédiction

Les marchés de prédiction permettent aux utilisateurs de parier sur des événements futurs, pouvant concerner les résultats d’élections, les données économiques ou les compétitions sportives. La popularité de ces marchés a fortement augmenté ces dernières années.

Parallèlement, la résistance des gouvernements s’accroît également. En avril, le ministère indien de l’Électronique et des Technologies de l’information a averti les fournisseurs de VPN qu’ils ne devaient plus permettre l’accès à des sites considérés comme illégaux ou bloqués par le gouvernement.

En plaçant l’Inde sur la liste des pays exclus, Kalshi semble vouloir limiter les risques juridiques sur l’un des plus grands marchés internet au monde.

Kalshi et Polymarket sous pression dans plusieurs pays

L’Inde n’est pas seule dans cette démarche. Plus tôt cette année, les autorités espagnoles ont restreint l’accès à Kalshi et Polymarket en raison de la législation locale sur les jeux d’argent.

L’Indonésie a également pris des mesures contre Polymarket après que des utilisateurs ont pu spéculer sur des développements politiques concernant le président Prabowo Subianto. De plus, Singapour, la Pologne, le Portugal, la Hongrie, l’Ukraine et le Brésil ont imposé des restrictions aux plateformes de prédiction.

Ces mesures montrent que de nombreux pays n’ont pas encore de cadre juridique clair pour ce secteur en pleine expansion. Les régulateurs se demandent si les prédictions sur des événements futurs relèvent de la réglementation financière ou de la législation sur les jeux d’argent.

Les contrats politiques sous surveillance accrue

Surtout, les marchés autour des événements politiques sont scrutés de près. Aux États-Unis, un projet de loi a été présenté en début d’année pour limiter le commerce de prédictions politiques par des fonctionnaires.

La raison était un gain notable sur Polymarket. Un utilisateur a gagné plus de 400 000 dollars avec un contrat lié à la destitution du leader vénézuélien Nicolás Maduro. Cet incident a ravivé les discussions sur le possible commerce d’informations privilégiées sur les plateformes de prédiction.

La pression augmente également aux États-Unis. Le Kentucky est récemment devenu le dernier État américain à engager des actions juridiques contre plusieurs plateformes de prédiction, dont Kalshi et Polymarket. Selon l’État, ces entreprises proposent des paris sportifs et d’autres services de jeux sans licence.

Des milliards de dollars continuent d’affluer sur les plateformes

Malgré l’augmentation de la réglementation, Kalshi et Polymarket continuent de traiter d’énormes volumes d’échanges. Les données du marché disponibles indiquent que Kalshi traite environ 3,7 milliards de dollars de volume de transactions par semaine, contre environ 3,2 milliards pour Polymarket.

Les contrats sportifs représentent de loin la plus grande catégorie. Chaque jour, des centaines de millions de dollars sont misés sur des prédictions liées au sport via ces deux plateformes.

La combinaison d’une croissance rapide, de contrats politiques et de milliards de dollars en volume de transactions incite les régulateurs du monde entier à examiner de plus près ce secteur. Avec le récent blocage de l’Inde, la pression internationale sur les marchés de prédiction semble ne faire qu’augmenter.

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