Newsbit
Voir l'application
Voir

Courtiers, fintechs et start-up travaillent sur des agents d’IA capables non seulement de fournir des conseils d’investissement, mais aussi, à terme, d’exécuter des transactions de manière autonome. L’intelligence artificielle passerait ainsi du statut d’outil de recherche à celui de gestionnaire actif de portefeuilles.

Les investisseurs renseignent leurs objectifs, leur tolérance au risque et leur situation financière. L’agent d’IA surveille ensuite le portefeuille, analyse les marchés et accomplit des tâches encore réalisées aujourd’hui par des humains.

Selon Devin Ryan, de Citizens, chacun pourrait en théorie disposer de son propre family office numérique, opérationnel 24 heures sur 24.

Du conseil à l’exécution

Jusqu’ici, de nombreux investisseurs utilisent surtout l’IA comme un outil d’appui. Depuis l’essor de ChatGPT, les particuliers s’en servent pour résumer des résultats trimestriels, faire émerger des idées d’actions ou analyser plus rapidement des entreprises. C’est utile, mais encore relativement limité.

L’étape suivante est celle de la finance agentique. L’IA ne se limite plus à l’analyse : elle aide aussi à mettre en œuvre des stratégies. Gestion de portefeuille, optimisation fiscale, gestion de trésorerie, réallocation des actifs et, à terme, éventuellement trading automatisé.

Des start-up avancent prudemment dans cette direction. Podium Markets AI a par exemple développé Ivy, un assistant d’IA qui analyse des portefeuilles répartis entre plusieurs comptes de courtage et formule des recommandations en fonction des objectifs et du profil de risque. Mais la décision finale revient encore à l’utilisateur.

Les courtiers veulent suivre le mouvement

Les grandes plateformes se tournent elles aussi vers les agents d’IA. En mai, Robinhood a lancé des outils permettant à des agents d’IA externes de se connecter aux comptes de ses clients. Public, de son côté, travaille sur ses propres agents d’IA afin d’automatiser certains processus d’investissement au sein de sa plateforme.

Cette évolution pourrait modifier la structure du marché. Si les agents d’IA exécutent demain davantage d’ordres, les volumes de transactions pourraient fortement augmenter. Devin Ryan estime même que le nombre d’opérations pourrait, à terme, être multiplié par dix sur certaines plateformes.

Un investisseur particulier qui passe aujourd’hui deux ordres par mois pourrait, dans un modèle agentique, en passer peut-être vingt par jour. L’idée peut sembler efficace, mais elle comporte aussi des risques.

La grande question : l’IA comprend-elle l’investisseur ?

Apprendre à un agent d’IA à acheter ou vendre des actions n’est pas, techniquement, la partie la plus difficile. Le problème tient à l’interprétation. Lorsqu’un investisseur demande à « faire croître son portefeuille de manière agressive », qu’est-ce que cela signifie précisément ? Plus de volatilité ? Une forte concentration dans la technologie ? Le recours aux options ? Accepter un risque de perte plus élevé ?

Un agent d’IA peut exécuter correctement une instruction sur le plan technique tout en aboutissant à un résultat que l’investisseur n’avait jamais voulu. C’est pourquoi les plateformes mettent pour l’instant en place des garde-fous clairs. Chez Public, l’utilisateur doit par exemple approuver au préalable le processus suivi par un agent d’IA avant que les tâches ne soient exécutées.

L’humain conserve donc, pour l’instant, le dernier mot.

Dalio

Ray Dalio alerte sur une crise de la dette américaine bientôt irréversible

Dalio
nvidia
marché boursier, Bourse
Plus Marché news

Le plus lu

Graphique des cours : reprise de la hausse
XRP, Ripple
Cardano