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Le prix du pétrole a fortement grimpé lundi après que l’Iran a interrompu l’échange de messages avec les États-Unis par l’intermédiaire de médiateurs. Cette décision intervient après de nouveaux combats au Liban et renforce la crainte qu’une solution diplomatique au conflit s’éloigne davantage. Les investisseurs ont réagi immédiatement : le pétrole Brent a bondi vers 97 dollars le baril, tandis que le WTI a dépassé les 94 dollars.

Ces développements entraînent une nouvelle agitation sur les marchés financiers. Non seulement parce que les négociations semblent au point mort, mais surtout parce que l’Iran menace à nouveau de mesures susceptibles d’affecter l’approvisionnement énergétique mondial.

Le prix du pétrole bondit en raison des nouvelles tensions autour de l’Iran

Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, Téhéran a décidé de suspendre les discussions indirectes avec Washington. L’Iran renvoie à cet égard aux opérations militaires israéliennes au Liban contre le Hezbollah.

Le gouvernement iranien affirme depuis longtemps qu’un éventuel cessez-le-feu ne devrait pas se limiter au conflit entre l’Iran et les États-Unis, mais aussi inclure la situation au Liban. Tant que cela ne changera pas, Téhéran ne souhaite pas poursuivre les négociations.

La réaction sur le marché pétrolier a été immédiate. Le Brent a grimpé en quelques heures d’environ 93 dollars à plus de 97 dollars le baril. Le WTI américain a également fait un bond similaire, dépassant les 94 dollars.

Grafiek van de Brent-olieprijs waarop een scherpe stijging te zien is van ongeveer 93 dollar naar ruim 97 dollar per vat na berichten over vastgelopen onderhandelingen tussen Iran en de Verenigde Staten.
Le prix du Brent monte vers 97 dollars après la suspension des discussions entre l’Iran et les États-Unis (Source : TradingView)

La hausse de plus de cinq pour cent est l’un des plus grands mouvements quotidiens depuis le début de la guerre fin février.

Le détroit d’Ormuz reste la principale préoccupation des investisseurs

La principale crainte sur le marché reste le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique traite normalement environ vingt pour cent du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Depuis les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran fin février, le trafic maritime à travers le détroit a considérablement diminué. Bien qu’une trêve soit en vigueur depuis avril, le trafic reste bien en dessous de son niveau normal.

Tasnim a par ailleurs rapporté lundi que l’Iran et ses alliés discutaient de différentes options pour accroître la pression. Il a été explicitement fait référence à un blocage total du détroit d’Ormuz et à des actions possibles autour de Bab el Mandeb, une autre voie maritime cruciale vers le canal de Suez.

Pour le marché de l’énergie, une perturbation supplémentaire aurait de lourdes conséquences. Depuis le début du conflit, des centaines de millions de barils de pétrole ont disparu des flux commerciaux mondiaux. Cela a maintenu les prix de l’énergie élevés et alimente les craintes de nouvelles vagues d’inflation.

Les marchés financiers craignent l’échec du processus de paix

Le timing de cette nouvelle est remarquable. Plus tôt lundi, Donald Trump avait déclaré que l’Iran serait prêt à conclure un accord et qu’un compromis semblait proche.

La semaine dernière, des informations sur d’éventuels accords entre Washington et Téhéran avaient au contraire fait baisser les prix du pétrole. Les investisseurs espéraient alors une réouverture du détroit d’Ormuz et une normalisation du marché énergétique.

Avec l’arrêt des communications, ce scénario semble pour l’instant plus éloigné que jamais. Les analystes soulignent que le marché pétrolier reste extrêmement sensible à toute nouvelle concernant l’Iran. Tant qu’il n’y aura pas de clarté sur les négociations, le prix du pétrole pourrait, selon les experts du marché, continuer à fluctuer fortement.

Un prix du pétrole durablement élevé pourrait en outre exercer une nouvelle pression sur les banques centrales. Des coûts énergétiques plus élevés se répercutent souvent sur le transport, la production et les prix à la consommation, compliquant considérablement la lutte contre l’inflation.

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