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Les opérateurs du marché prédictif Kalshi estiment de plus en plus que la navigation dans le détroit d’Ormuz ne reviendra pas à la normale cette année.

La probabilité que le trafic dans le détroit retrouve un niveau normal avant janvier est désormais de 66 %. C’est un signal important, car environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole transite normalement par Ormuz. Le marché croit donc de moins en moins à une solution rapide.

Le marché voit peu de chances de réouverture du détroit d’Hormuz avant fin 2026. Source : CNBC

La probabilité de rétablissement avant août s’effondre

Il y a deux semaines, les opérateurs estimaient encore qu’il y avait une chance raisonnable que la situation se normalise avant août. Cette probabilité était alors de 66 %, mais elle est désormais tombée à 21 %.

Kalshi définit un trafic “normal” comme une moyenne de sept jours de plus de 60 navires traversant le détroit d’Ormuz. Tant que ce niveau n’est pas atteint, on assiste à une perturbation sérieuse dans l’un des principaux points névralgiques énergétiques mondiaux.

Les nouvelles attaques modifient le sentiment

Le changement dans les prévisions fait suite à de nouvelles attaques entre l’Iran et Israël. Dimanche, les deux pays ont échangé des tirs pour la première fois depuis le cessez-le-feu d’avril.

L’Iran a tiré des missiles vers le nord d’Israël après avoir accusé ce dernier de violations répétées du cessez-le-feu par des attaques au Liban. Israël a répondu par ce qu’il a décrit comme une attaque massive sur des systèmes de défense stratégique.

Trump maintient le blocus

Lundi, Donald Trump a écrit sur Truth Social que, selon lui, les deux parties cherchent un cessez-le-feu immédiat. En même temps, il a précisé que le blocus d’Ormuz resterait « pleinement en vigueur » jusqu’à ce qu’un accord définitif soit trouvé.

Trump blijft positief over snelle vrede.
Trump reste optimiste sur une paix rapide. Source : Trump/Truth Social

Cela est crucial pour les marchés. Même si la tension militaire diminue, cela signifie que la perturbation économique pourrait persister. Trump avait déjà suggéré que le blocus pourrait durer jusqu’à la fête du Travail, bien qu’il ait également exprimé son espoir que la situation puisse être résolue relativement rapidement. Pour l’instant, le marché croit de moins en moins à cette dernière hypothèse.

L’inflation reste un risque

Une perturbation prolongée autour d’Ormuz maintient également les inquiétudes inflationnistes. Des coûts de transport plus élevés, un pétrole plus cher et des incertitudes sur l’approvisionnement énergétique peuvent à nouveau se répercuter sur les prix de l’essence, du diesel, du kérosène et des coûts de production plus larges.

C’est surtout pertinent pour les banques centrales. La Réserve fédérale et la Banque centrale européenne ont du mal à assouplir si les prix de l’énergie augmentent à nouveau et si l’inflation reste tenace.

Pour les investissements à risque, c’est problématique. Les actions, le Bitcoin (BTC) et d’autres actifs profitent souvent de taux d’intérêt plus bas et d’une liquidité accrue. Un blocus prolongé d’Ormuz maintient au contraire le scénario opposé.

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Irak et les Émirats cherchent fiévreusement une alternative au détroit d’Ormuz

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