La télévision d’État iranienne a partagé les premiers détails du soi-disant mémorandum d’accord pour un éventuel traité de paix entre l’Iran et les États-Unis. Selon le projet divulgué, le trafic maritime commercial dans le détroit d’Ormuz pourrait revenir à des niveaux normaux dans le mois suivant la conclusion d’un accord définitif.
Le document a été publié par IRIB News. La date exacte du projet reste incertaine. On ignore également si les États-Unis ont accepté les conditions proposées.
Le marché pétrolier a immédiatement réagi à cette nouvelle. Le prix du Brent a chuté de près de cinq pour cent pour passer sous la barre des 95 dollars le baril. Sur l’ensemble de la semaine, le prix du pétrole a baissé de plus de huit pour cent, les investisseurs ayant de plus en plus confiance en une possible avancée entre Washington et Téhéran.
Six points clés du projet d’accord
Selon la télévision d’État iranienne, le projet contient six points clés :
- Retrait des troupes américaines. Les forces américaines doivent se retirer des environs immédiats de l’Iran.
- Le blocus naval levé. La marine américaine doit lever son blocus du détroit d’Ormuz.
- Retour de la navigation à son niveau d’avant-guerre. L’Iran s’engage à ramener, en un mois, le nombre de passages commerciaux dans le détroit d’Ormuz à son niveau d’avant-guerre.
- Pas de navires militaires dans l’accord. Le projet d’accord ne s’applique pas aux navires militaires.
- Gestion conjointe de la navigation par l’Iran et Oman. La gestion et l’orientation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz sont organisées par l’Iran en collaboration avec Oman.
- Résolution de l’ONU sous 60 jours. Si un accord définitif est atteint dans les 60 jours, le traité sera officialisé par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l’ONU.
Gestion du détroit d’Ormuz reste le principal obstacle
Un projet antérieur révélé par IRIB News montrait déjà que la gestion du détroit d’Ormuz demeure l’un des aspects les plus sensibles des négociations. Les États-Unis maintiennent que les navires internationaux doivent pouvoir naviguer librement dans cette voie stratégique.
Parallèlement, les discussions sont loin d’être terminées. Il reste également à négocier sur le programme nucléaire iranien, un dossier distinct de l’actuel projet d’accord sur le détroit d’Ormuz, mais qui reste un point de friction majeur entre Washington et Téhéran.
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