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La flambée de l’IA à Wall Street reprend de l’élan. Anthropic, la société derrière Claude, a déposé discrètement des documents pour une introduction en bourse auprès du régulateur américain SEC. Selon les informations fournies, la valorisation serait d’environ 965 milliards de dollars.

C’est un montant gigantesque qui montre l’ampleur des attentes autour de l’intelligence artificielle. Pour les investisseurs, l’éventuelle introduction en bourse d’Anthropic est cruciale non seulement pour l’entreprise elle-même, mais aussi pour l’ensemble du secteur de l’IA.

Selon Dan Ives de Wedbush, le supercycle de l’IA est encore relativement à ses débuts. Il décrit le marché comme « la première heure de la troisième manche ».

Anthropic comme nouveau catalyseur

Anthropic est l’une des principales entreprises d’IA au monde et est considérée comme un concurrent majeur d’OpenAI. La société aurait vu son chiffre d’affaires annuel passer d’environ 10 à 47 milliards de dollars en un an.

Une introduction en bourse d’Anthropic pourrait donc être un test crucial pour l’engouement autour de l’IA. Si les investisseurs institutionnels sont prêts à investir à de telles valorisations, cela confirme la forte demande d’exposition à l’IA.

En même temps, cela pourrait également drainer des capitaux des actions existantes. Les investisseurs souhaitant participer à Anthropic, OpenAI ou SpaceX doivent libérer des fonds ailleurs. Cela rend la vague d’IPO à venir importante pour l’ensemble du marché.

Nvidia reste le roi de l’IA

Le premier nom sur la liste de Dan Ives est Nvidia. Il qualifie l’entreprise de « parrain de l’IA ». Cela s’explique par le fait que Nvidia fournit les puces sur lesquelles fonctionnent la plupart des grands modèles d’IA et des centres de données.

Selon Ives, chaque dollar dépensé pour les puces Nvidia génère un multiple de dépenses supplémentaires dans le reste du secteur technologique. Pensez aux serveurs, à la mémoire, à la capacité cloud, aux logiciels et à l’infrastructure énergétique.

AMD et Micron en bénéficient également

Le deuxième nom est AMD. Cette entreprise tente de défier Nvidia dans le domaine des puces IA et profite de la forte demande en puissance de calcul accélérée dans les centres de données. AMD est plus petit que Nvidia sur ce marché, mais peut justement en tirer parti si les clients cherchent des alternatives.

Le troisième nom est Micron Technology. Selon Ives, nous sommes dans un supercycle de mémoire. Les serveurs IA nécessitent d’énormes quantités de mémoire rapide, en particulier de la mémoire à haute bande passante. Cela fait de Micron un acteur clé dans l’infrastructure derrière l’IA.

Microsoft et Oracle en tant qu’hyperscalers

Du côté des hyperscalers, Ives place Microsoft comme favori. Microsoft bénéficie via Azure de la demande en capacité cloud et via Copilot des applications d’IA dans les logiciels. L’entreprise est donc présente à plusieurs niveaux de la chaîne de l’IA.

Oracle figure également sur sa liste. Oracle croît rapidement dans l’infrastructure cloud et attire de plus en plus de charges de travail IA. Cela rend l’entreprise plus importante dans le développement institutionnel de l’IA.

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