Unilever envisage une transformation majeure qui pourrait bouleverser la structure de l’entreprise. La division alimentaire, qui représente une part importante de son chiffre d’affaires, pourrait être mise en vente.
Selon plusieurs sources, le groupe étudie divers scénarios, allant d’une vente partielle à une scission complète. Une décision définitive pourrait prendre des années, mais l’impact serait considérable.
Unilever veut accélérer sa croissance et affiner sa stratégie
Ce plan ne tombe pas du ciel. Unilever cherche depuis longtemps à simplifier son portefeuille. L’entreprise souhaite se concentrer de plus en plus sur les segments en forte croissance comme les soins personnels, la beauté et le bien-être. La division des glaces a déjà été scindée et introduite en bourse sous le nom de Magnum, dans le cadre de cette stratégie plus large.
La division alimentaire s’intègre de moins en moins dans cette stratégie. Bien que cette branche comporte de fortes marques comme Knorr et Hellmann’s, sa croissance est moins rapide que celle des autres segments du groupe, ce qui semble être une raison majeure pour explorer des options stratégiques.
D’après des sources bien informées, Unilever discute avec des conseillers de plusieurs options. L’entreprise pourrait choisir de scinder entièrement la division ou de vendre seulement une sélection de marques. Dans les deux cas, il s’agit de montants colossaux, la valeur de cette branche pouvant atteindre des dizaines de milliards d’euros.
Le PDG Fernando Fernandez a déjà indiqué qu’il souhaite continuer à réduire les marques alimentaires plus petites. Cela s’est produit auparavant avec, entre autres, Conimex et De Vegetarische Slager. La division des glaces a également été scindée et introduite en bourse.
Une décision surprenante malgré des performances solides
Il est surprenant de constater que la division alimentaire enregistre de solides résultats financiers. Selon les analystes, elle affiche les marges les plus élevées au sein d’Unilever. Cependant, cela ne suffit pas à justifier sa rétention.
La croissance sous-jacente reste en retrait. Parallèlement, la concurrence des marques de distributeur s’intensifie. Depuis la période de forte inflation, les consommateurs se tournent plus souvent vers des alternatives moins coûteuses, ce qui pèse sur l’attrait des marques alimentaires traditionnelles.
Par ailleurs, la majorité des bénéfices provient désormais d’autres divisions. Parmi les plus grandes marques d’Unilever, seules quelques-unes appartiennent à la catégorie alimentaire. Le focus s’est donc déplacé depuis un certain temps.
Une vente pourrait en outre générer une immense injection de capitaux. Les analystes estiment qu’Unilever pourrait libérer des dizaines de milliards d’euros, qui pourraient ensuite être investis dans des marchés en croissance plus rapide.
Une rupture possible avec les Pays-Bas
La potentielle vente revêt aussi une portée symbolique. En effet, la division alimentaire reste fortement liée aux Pays-Bas, avec un siège à Rotterdam et un grand centre de recherche à Wageningen.
Si cette branche est cédée, cela pourrait marquer la disparition du dernier grand élément néerlandais d’Unilever. L’entreprise a déjà transféré son siège au Royaume-Uni et réduit progressivement sa présence aux Pays-Bas.
Cependant, une vente ne signifie pas forcément la disparition de tous les emplois. Les scissions précédentes, telles que celle de la division des glaces, ont en partie maintenu leur activité aux Pays-Bas.
Pour l’instant, il s’agit simplement d’explorer des options. Unilever refuse de commenter ces rumeurs. Mais sur le marché, le sentiment que quelque chose de plus important se prépare gagne du terrain. Comme le résume un analyste, il n’y a pas de fumée sans feu.
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