Le marché immobilier à Dubaï vit sa semaine la plus noire de son histoire. L’indice DFM Real Estate, qui suit les cours des entreprises immobilières cotées à Dubaï, s’est effondré de 16 % en cinq jours. L’indice est passé de plus de 16 750 points à environ 14 020. C’est la chute la plus rapide depuis la création de l’indice.
Les attaques iraniennes sur Dubaï effraient les investisseurs
La cause est le conflit croissant au Moyen-Orient. Après que l’Iran a lancé des missiles et drones sur des cibles aux Émirats la semaine dernière, la panique a gagné les investisseurs et résidents immobiliers. Plusieurs explosions ont été signalées à Dubaï. La ville, qui s’était imposée ces dernières années comme un havre de paix pour les investisseurs internationaux, devient maintenant elle-même une cible.
Les résidents étrangers et les investisseurs quittent la ville ou reportent leurs achats. Les vols ont été temporairement suspendus et l’espace aérien au-dessus de Dubaï a été fermé à plusieurs reprises. Pour une ville qui repose sur les flux de capitaux internationaux et les expatriés, c’est un coup direct pour le marché immobilier.
Qu’est-ce que l’indice DFM Real Estate ?
L’indice DFM Real Estate suit les cours des entreprises immobilières cotées sur le marché financier de Dubaï. Il inclut des grands noms tels qu’Emaar Properties, le promoteur derrière le Burj Khalifa et le Dubai Mall, ainsi que DAMAC Properties. Cet indice est donc un indicateur de la confiance dans le marché immobilier de Dubaï.
Ces derniers mois, l’indice a fortement augmenté, passant d’environ 13 000 en décembre à plus de 16 750 début mars. Toute cette progression a presque été effacée en cinq jours.

Les analystes avaient déjà averti sur la vulnérabilité
Les analystes avaient déjà mis en garde au début de la semaine contre le risque que les attaques sur les Émirats diminuent la demande immobilière. Les promoteurs, qui ont des centaines de milliers de nouvelles habitations à vendre, risquent de voir les acheteurs se dérober. Le tourisme, autre pilier du marché immobilier, est également touché avec les annulations de vols et la fermeture fréquente de l’espace aérien.
Les bourses de Dubaï et d’Abu Dhabi ont été fermées deux jours plus tôt cette semaine pour éviter un krach. Ce n’était que la deuxième fois dans l’histoire que cela se produisait, après le décès du président Sheikh Khalifa en 2022.
Qu’est-ce que cela signifie pour le marché au sens large ?
Le krach à Dubaï n’affecte pas seulement les investisseurs locaux. Les investisseurs internationaux, notamment européens et asiatiques, ont injecté des milliards dans le marché immobilier de Dubaï ces dernières années. Si les prix continuent de baisser, cela pourrait déclencher une vente à plus grande échelle.
Les analystes avertissent que tant que le conflit autour de l’Iran persiste et que le détroit d’Ormuz reste bloqué, la confiance dans la région ne reviendra pas. Le marché immobilier dépend précisément de cette confiance : que Dubaï soit sûr, stable et accessible. Ces trois piliers sont actuellement sous pression.
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