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Selon l’économiste de Berenberg, Holger Schmieding, la Banque centrale européenne pourrait commettre une grave erreur de politique. La BCE devrait être contrainte d’augmenter ses taux le mois prochain en raison de l’inflation croissante, mais Schmieding estime que cela ne ferait qu’aggraver la douleur économique en Europe.

En avril, l’inflation dans la zone euro a atteint 3 %, son niveau le plus élevé depuis septembre 2023, dépassant nettement l’objectif de 2 %. Ainsi, le marché s’attend désormais à une nouvelle hausse de taux lors de la réunion de la BCE le 11 juin. Selon BBH, les investisseurs estiment à 86 % la probabilité d’une hausse de 25 points de base.

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L’Europe face au risque de stagflation

Selon Schmieding, la situation en Europe est fondamentalement différente d’une vague d’inflation normale. Les trois plus grandes économies de la zone euro, l’Allemagne, la France et l’Italie, sont affaiblies par la récente hausse des prix de l’énergie, ce qui conduit à un tableau stagflationniste. Des prix plus élevés combinés à une croissance économique plus faible.

C’est pourquoi il juge qu’une hausse des taux serait imprudente. Selon lui, l’inflation ne résulte pas d’une demande surchauffée, mais principalement de la hausse des prix de l’énergie. Si les consommateurs dépensent plus pour l’énergie, il leur reste moins pour d’autres achats, ce qui refroidit automatiquement la demande.

La BCE risque d’aggraver la situation économique

Schmieding estime que la BCE doit distinguer ce que les banques centrales feront probablement de ce qui constituerait une politique judicieuse. Il est convaincu que la BCE est « déterminée » à augmenter les taux, mais selon lui, ce serait une erreur capitale.

Il avertit que « si la Banque centrale européenne augmente les taux en juin, cela ajoutera à la misère économique ». Selon lui, si d’autres hausses suivent, l’Europe pourrait entrer dans une légère récession au lieu de traverser simplement une période de stagflation.

C’est là le cœur de son avertissement. Une banque centrale peut combattre l’inflation causée par une demande faible avec des taux plus élevés. Mais l’inflation due à un choc énergétique est plus difficile à gérer. Des taux plus élevés ne produisent pas plus de pétrole ou de gaz. Ils réduisent surtout la consommation, les investissements et l’octroi de crédit.

Les marchés sous-estiment le risque de ralentissement

Laura Cooper de Nuveen prévient également que les investisseurs pourraient sous-estimer les dommages économiques. Selon elle, la BCE pourrait choisir cet été d’effectuer des « hausses d’assurance » pour éviter que les anticipations d’inflation ne se détachent.

Mais le risque est que les décideurs réagissent à une inflation due à l’offre par un resserrement, alors que la demande est déjà affaiblie. Dans ce scénario, la BCE accentue le ralentissement économique, nécessitant ensuite des baisses de taux plus profondes.

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