Donald Trump a poursuivi JPMorgan Chase pour au moins 5 milliards de dollars. L’ancien président accuse la grande banque américaine de l’avoir intentionnellement exclu, lui et ses entreprises, des services financiers en raison de ses convictions politiques.

JPMorgan aurait cessé ses services à Trump sans avertissement

La plainte, déposée en Floride, accuse le PDG Jamie Dimon de diffamation commerciale, de rupture de contrat et de violation des lois locales sur la consommation. Selon le document juridique, JPMorgan a fermé les comptes de Trump et de ses organisations quelques semaines après l’assaut du Capitole en janvier 2021, à une période où son influence politique avait considérablement diminué.

Trump affirme que cela s’est fait « sans avertissement ni raison » et prétend avoir subi des dommages financiers et de réputation importants. La banque aurait également placé Trump, ses proches et ses entreprises sur une liste noire pour la gestion de patrimoine, entre autres services.

La banque nie les motivations politiques derrière la fermeture

JPMorgan Chase réfute les accusations. Dans un communiqué, la banque indique que la fermeture de comptes ne se produit que lorsqu’il y a des risques juridiques ou de conformité.

« Nous ne fermons pas de comptes en raison des convictions religieuses ou politiques de quiconque », a déclaré un porte-parole de la banque. « Les réglementations nous obligent parfois à prendre ces décisions. Nous avons demandé à plusieurs reprises, sous cette administration comme sous la précédente, des directives plus claires pour éviter de telles situations. »

La banque a reconnu précédemment être confrontée à plusieurs enquêtes sur des pratiques dites de « débancarisation », en partie à cause des pressions politiques de l’administration Trump.

La loi interdit la discrimination politique par les banques

Le procès fait référence à une législation récente en Floride qui interdit aux institutions financières de refuser des clients en raison de leurs préférences ou déclarations politiques. Selon les avocats de Trump, c’est précisément ce qu’a fait JPMorgan.

Dans sa plainte, Trump qualifie cet acte de « question d’intérêt public majeur » et soutient que JPMorgan, en tant qu’institution financière de premier plan, joue un rôle central dans cette « évolution préoccupante ».

Trump intensifie la pression depuis la Maison-Blanche

Depuis le début de son second mandat, Trump a fait de la lutte contre la débancarisation une priorité. Dans des discours et interviews, il a notamment mentionné JPMorgan et Bank of America comme des banques qui l’auraient refusé.

L’été dernier, Trump a signé un décret présidentiel ordonnant aux régulateurs fédéraux d’enquêter sur les banques coupables de discrimination politique et de prendre des sanctions le cas échéant.

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