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Les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne s’intensifient de nouveau. Le président Donald Trump menace d’instaurer de nouveaux droits de douane sur les produits européens après l’amende de 890 millions d’euros infligée par la Commission européenne à Google pour violation du Digital Markets Act (DMA). Selon lui, les sanctions européennes visant les groupes technologiques américains sont injustes et discriminatoires.

Le président américain a annoncé l’ouverture d’une nouvelle enquête commerciale susceptible de déboucher sur des droits de douane supplémentaires sur les biens en provenance de l’Union européenne. Une décision qui ravive les tensions dans les relations commerciales entre Washington et Bruxelles.

Trump veut riposter aux mesures européennes

Sur Truth Social, Donald Trump a indiqué que les États-Unis allaient ouvrir une enquête sur ce qu’il décrit comme une « spoliation » des entreprises et des contribuables américains. Il s’appuie pour cela sur la Section 301 du Trade Act américain, qui permet à l’administration de prendre des mesures commerciales contre des pays accusés par Washington de pratiques jugées déloyales.

Donald Trump estime que les sanctions européennes contre les entreprises technologiques américaines doivent être entièrement annulées. À défaut, il entend imposer des droits de douane supplémentaires sur les produits européens.

Le président américain critique depuis longtemps la réglementation européenne visant les groupes technologiques américains. Outre Google, il a également cité Apple et Amazon, qui seraient selon lui traités de manière injuste par Bruxelles.

Nouvelles incertitudes sur le commerce entre les États-Unis et l’UE

L’annonce intervient moins de vingt-quatre heures après que l’administration américaine a fait savoir qu’elle maintiendrait des droits de douane d’au moins 10 % sur les produits d’environ soixante partenaires commerciaux, dont l’Union européenne. Selon Washington, ces mesures visent à limiter les importations de produits fabriqués grâce au travail forcé.

L’an dernier, les États-Unis et l’Union européenne avaient pourtant conclu un accord commercial prévoyant, pour la plupart des exportations européennes vers les États-Unis, un plafond tarifaire de 15 %. La nouvelle menace brandie par Donald Trump ravive l’incertitude autour des échanges entre les deux grandes puissances économiques.

Aux États-Unis, une action en justice a déjà été engagée contre les nouveaux droits de douane. Deux petites entreprises affirment que l’administration Trump utilise illégalement la Section 301 pour réintroduire des tarifs douaniers qui avaient auparavant été invalidés.

L’UE défend l’amende infligée à Google

La Commission européenne a infligé jeudi une amende de 890 millions d’euros à Google, estimant que le groupe favorisait ses propres services dans les résultats de recherche et empêchait les développeurs d’applications de rediriger les utilisateurs vers des offres alternatives en dehors du Play Store.

L’ambassadrice irlandaise Geraldine Byrne Nason a réagi avec déception aux menaces de Donald Trump. Selon elle, l’Union européenne ne traite pas les entreprises américaines différemment des autres et Bruxelles reste disposée à dialoguer avec Washington.

Une éventuelle enquête fondée sur la Section 301 pourrait prendre plusieurs mois avant de déboucher sur l’application effective de nouveaux droits de douane. L’annonce de Donald Trump alimente toutefois déjà l’incertitude sur les marchés financiers et dans les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Europe.

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