Le président américain Donald Trump souhaite réintroduire des droits de douane sur les marchandises provenant de dizaines de pays, dont l’Union européenne. Selon l’administration Trump, ces pays ne font pas suffisamment pour empêcher l’importation de produits fabriqués grâce au travail forcé. Les tarifs proposés commencent à dix pour cent et peuvent atteindre 12,5 pour cent.
Cette nouvelle mesure intervient à un moment sensible. Plus tôt cette année, la Cour suprême des États-Unis a déclaré illégaux certains droits de douane existants de Trump. Avec une nouvelle justification juridique, Washington tente à nouveau d’ériger des barrières commerciales.
Trump cible l’UE et d’autres grands partenaires commerciaux
Selon une déclaration du gouvernement américain, l’Union européenne, le Canada, le Mexique, Taïwan et le Royaume-Uni feront face à un droit d’importation de dix pour cent. Pour des pays comme la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud et la Suisse, un tarif de 12,5 pour cent est proposé.
Le gouvernement américain affirme qu’une enquête fondée sur une loi commerciale de 1974 a révélé que ces pays ne prennent pas suffisamment de mesures contre les produits fabriqués par le travail forcé. Par conséquent, des marchandises qui ne devraient pas être importées selon les règles américaines parviennent malgré tout aux consommateurs via des marchés étrangers.
Le travail forcé comme nouvelle justification
L’administration Trump utilise la lutte contre le travail forcé comme principal argument pour les nouveaux droits de douane. Selon l’ambassadeur du commerce Jamieson Greer, les pays qui ne réalisent pas suffisamment de contrôles créent une concurrence déloyale.
« Il est inacceptable que des partenaires commerciaux importants comme l’UE importent des biens fabriqués par le travail forcé. Cela oblige les travailleurs américains à rivaliser sur un terrain de jeu inéquitable », fait valoir Greer.
Avec cette approche, Trump tente de créer une nouvelle base juridique pour les mesures commerciales, après que les précédents tarifs ont été contestés par des décisions judiciaires.
Le risque de reprise de la guerre commerciale
L’annonce accroît le risque de nouvelles tensions entre les États-Unis et l’Union européenne. Les précédentes vagues de droits de douane avaient déjà conduit à des mesures de rétorsion de la part de Bruxelles et provoqué de l’agitation sur les marchés financiers.
Les investisseurs suivent donc de près ces évolutions. Une escalade des tensions commerciales pourrait avoir des répercussions non seulement pour les entreprises internationales, mais aussi pour les matières premières, les marchés boursiers et les actifs risqués comme les cryptomonnaies.
ASML chute de plus de 3 %, malgré des objectifs de cours relevés par les grandes banques
ASML a chuté de plus de 3 % aujourd’hui après des chiffres décevants de Broadcom, mais JPMorgan et Bank of America affichent plus de confiance.
Accord imminent entre les États-Unis et l’Iran pour débloquer des milliards iraniens gelés
Le président Trump ne libérera aucun fonds tant que l’accord ne sera pas signé, maintenant ainsi l’outil de pression principal de Washington.
Broadcom perd 300 milliards de dollars de capitalisation boursière après des prévisions d’IA décevantes
Broadcom a perdu plus de 300 milliards de dollars de capitalisation après la clôture de la bourse en raison de prévisions d’IA décevantes.
Le plus lu
La Turquie se défait de presque tous ses bons du Trésor américains en mars
En mars, la Turquie a vendu presque tous ses bons du Trésor américains pour soutenir la livre lors de la guerre en Iran. Le montant tombe à 1,8 milliard.
CNBC désigne Ripple comme l’un des plus grands innovateurs mondiaux de 2026
Ripple figure dans le CNBC Disruptor 50 de 2026, confirmant ainsi son rôle croissant dans le secteur des cryptomonnaies.
Les États-Unis envisagent un billet de 250 dollars à l’effigie de Trump
Trump souhaite introduire un nouveau billet de 250 dollars à son effigie, mais la législation américaine complique pour l’instant sa mise en circulation.