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Le prix du pétrole a grimpé aujourd’hui à son plus haut niveau depuis plus d’un mois, après que les États-Unis ont frappé l’Iran dans la nuit pour la neuvième nuit consécutive. Mais au fil de la journée, les cours se sont retournés à la baisse : des signaux diplomatiques venus à la fois de Téhéran et de Washington, ainsi qu’une proposition de cessez-le-feu présentée par des médiateurs, ont ravivé un certain espoir.

Le pétrole reflue après un plus haut d’un mois

Le prix du Brent, la référence européenne du brut, a gagné près de 4 % après l’ouverture dans la nuit, atteignant son plus haut niveau depuis le 11 juin. Il évoluait alors jusqu’à 28 % au-dessus de son point bas du début du mois.

Ce creux, inférieur même au niveau d’avant-guerre, avait été atteint environ deux semaines après la signature de l’accord-cadre. Cet accord provisoire avait permis la réouverture complète du détroit d’Ormuz et devait ouvrir la voie à un accord définitif. Les deux pays disposaient de soixante jours pour s’entendre notamment sur le programme nucléaire iranien.

Les cours avaient encore progressé en raison des nouvelles frappes américaines contre l’Iran dans la nuit. Mais ils reculent à nouveau depuis quelques heures, pour deux raisons.

Olieprijs zakt na het bereiken van een belangrijk weerstandsniveau (dagelijkse grafiek).
Le prix du pétrole recule après avoir atteint un important niveau de résistance (graphique journalier). – Source : TradingView

La première tient aux signaux diplomatiques envoyés aussi bien par les États-Unis que par l’Iran. Ils sont d’abord venus de Marco Rubio, le secrétaire d’État américain, qui a assuré que la voie diplomatique restait ouverte malgré l’escalade ayant mis fin au cessez-le-feu et à l’accord conclu.

Selon lui, l’Iran envoie lui aussi des signaux indiquant qu’il souhaite discuter, directement ou par l’intermédiaire de pays médiateurs.

« Nous avons tenté à plusieurs reprises de dialoguer avec l’Iran, et nous continuerons. Si cette porte s’ouvre, nous nous en réjouirons », a déclaré Rubio à des journalistes. Toutefois, il renvoie la balle à Téhéran : l’Iran doit d’abord changer d’attitude.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a également confirmé que les deux pays avaient encore été en contact ces derniers jours.

« Nous avons reçu des messages, sans entrer dans les détails », a déclaré un porte-parole du ministère lors d’une conférence de presse.

« Mais le plus important est que l’appareil diplomatique a été actif ces derniers jours et que des idées nous ont été transmises par certains médiateurs. »

Vers un nouveau cessez-le-feu ?

Cet après-midi, il a également été rapporté que des médiateurs avaient soumis à l’Iran une proposition de cessez-le-feu de dix jours. Cette période doit permettre de tenter de rétablir l’accord conclu le mois dernier. L’agence Reuters a rapporté l’information en citant un haut responsable iranien.

Dans le même temps, le nombre de navires empruntant le détroit d’Ormuz est tombé à son plus bas niveau en un mois, selon les données d’AXSMarine. Ces derniers jours, plusieurs navires dans la région ont été visés par des attaques iraniennes.

Hier comme vendredi, sept navires seulement ont franchi ce passage maritime stratégique, contre environ 120 par jour avant le blocus. Moins de navires signifie moins d’offre, ce qui pousse les prix à la hausse.

Une hausse du pétrole alimente ensuite l’inflation. Les banques centrales peuvent alors être contraintes de maintenir leurs taux à un niveau élevé, voire de les relever. Les obligations d’État jugées sûres offrent dans ce cas de meilleurs rendements, ce qui incite moins les investisseurs à prendre des risques sur les actions ou sur le Bitcoin (BTC), par exemple.

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