Jeudi, le président Trump a exprimé son optimisme le plus marqué à ce jour concernant un éventuel accord avec l’Iran. Selon lui, « les choses s’annoncent très bien » et l’Iran aurait accepté presque toutes les conditions. Il a indiqué que les discussions pourraient reprendre ce week-end, a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche.
Néanmoins, le scepticisme demeure. Trump a affirmé, sans fournir de preuves, que l’Iran serait prêt à abandonner ses ambitions nucléaires, à fournir du pétrole gratuitement et à ouvrir le détroit d’Hormuz. Aucune confirmation n’est venue de Téhéran concernant ces points.
« Il ne reste plus qu’à signer »
Trump a présenté l’accord comme quasi finalisé. « Ils ont accepté presque tout. Ils n’ont plus qu’à venir à la table avec un stylo, » a-t-il déclaré. Il ne prévoit pas de prolongation du cessez-le-feu et anticipe une solution rapide.
Cette évaluation contraste fortement avec celle des États du Golfe et des dirigeants européens. Selon eux, un accord complet pourrait prendre au moins six mois et le cessez-le-feu devra être prolongé pour combler ce délai.
En coulisses, les États-Unis et l’Iran discutent effectivement d’une prolongation de deux semaines. Selon des sources proches, aucune des deux parties ne souhaite revenir à des combats actifs.
Cessez-le-feu Israël et Liban
Trump a également annoncé un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban. Le Premier ministre israélien Netanyahu a confirmé l’accord et l’a qualifié de pas vers une paix plus large. Trump a déclaré qu’il inviterait les deux dirigeants à la Maison Blanche dans la semaine.
Le cessez-le-feu au Liban pourrait faciliter les négociations plus larges avec l’Iran. Le président du parlement iranien, Ghalibaf, avait préalablement déclaré qu’un cessez-le-feu permanent devait également inclure le Liban. Cet accord répond partiellement à cette exigence.
Fait notable : le Hezbollah n’a pas été mentionné dans l’annonce de Trump. Israël bombarde la milice iranienne par procuration depuis des semaines dans le sud du Liban, et cette campagne menaçait de compromettre les discussions avec l’Iran.
Hormuz et pétrole restent des points sensibles
Le détroit d’Hormuz reste effectivement fermé. Le blocus américain en est à son quatrième jour. En trois jours, quatorze navires ont fait demi-tour plutôt que de défier le blocus.
L’Iran insiste pour percevoir des droits de passage après la guerre. Le Royaume-Uni et la France organisent un sommet avec environ 40 pays sur une éventuelle force navale multinationale pour sécuriser Hormuz, mais son déploiement est peu probable sans un accord plus large.
Le Pakistan intervient à nouveau
Le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, s’est rendu cette semaine en Iran pour jouer les médiateurs. Le Pakistan avait organisé le premier cycle de négociations le week-end dernier et cherche à faciliter une suite. Munir a été reçu par le ministre iranien des Affaires étrangères, Araghchi.
Trump a indiqué qu’il pourrait se rendre lui-même au Pakistan si un accord était conclu.
Écart entre paroles et réalité
La grande question demeure sur l’écart entre l’optimisme de Trump et la réalité. Il affirme que l’Iran a tout accepté. L’Iran ne confirme rien. Les États du Golfe tablent sur six mois. Le blocus se poursuit et le Pentagone se dit prêt à reprendre les opérations.
Le ministre de la Défense, Hegseth, a résumé la situation : les États-Unis sont prêts à agir si nécessaire. L’Iran avertit qu’un blocus prolongé pourrait compromettre le cessez-le-feu. C’est entre ces deux positions qu’un accord doit être trouvé. Trump estime qu’une solution rapide est possible. Le reste du monde reste prudent.
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