Des rumeurs persistantes sur un départ anticipé de Christine Lagarde de la présidence de la BCE suscitent des débats dans les milieux financiers. Selon Rabobank, une telle décision pourrait paradoxalement bénéficier à la banque centrale. Pourquoi ?

Une démission stratégique peut renforcer la stabilité

Dans une analyse récente, Erik Schmahl, stratège en investissement chez Rabobank, soutient qu’un départ prématuré de Christine Lagarde de la présidence de la BCE pourrait au contraire renforcer la crédibilité et la stabilité de la banque centrale à long terme.

La banque souligne que les banques centrales mondiales sont de plus en plus souvent sous pression politique, comme c’est le cas aux États-Unis et au Japon. Dans ces pays, des dirigeants populistes tentent d’influencer la politique monétaire, provoquant ainsi un affaiblissement de leur monnaie.

Le mois dernier, le ministère américain de la Justice a lancé une enquête pénale sur Jerome Powell, président de la Réserve fédérale (Fed). Selon Powell, cela s’inscrit dans une tentative politique plus large de saper l’indépendance de la banque centrale.

Rabobank met en garde contre une situation similaire en Europe, notamment à l’approche de l’élection présidentielle française de 2027.

Les rumeurs sur un éventuel départ de Lagarde ont émergé la semaine dernière. Officiellement, rien n’est décidé et la BCE nie tout plan en ce sens.

Cependant, la spéculation sur ses éventuels successeurs bat déjà son plein. Parmi les candidats potentiels, on trouve Pablo Hernández de Cos (ancien président de la banque centrale d’Espagne), Klaas Knot (ancien président de la Banque des Pays-Bas) et Joachim Nagel (actuel président de la Bundesbank).

Nominations politiquement neutres en période calme

Le mandat de Lagarde expire en octobre 2027, coïncidant avec l’élection présidentielle française. Pour éviter que la BCE ne soit entraînée dans la dynamique politique entourant ces élections, Rabobank préconise de préparer sa succession à l’avance.

Il est également probable que les postes de chef économiste Philip Lane et de membre du directoire Isabel Schnabel seront vacants. “En remplissant ces trois postes clés avant l’année électorale 2027, la BCE peut éviter toute apparence d’influence politique,” selon l’analyse de Rabobank.

Le climat économique actuel rend ce moment opportun pour un changement de garde, selon Rabobank. L’inflation dans la zone euro est stable, le chômage est bas et les taux d’intérêt sont à un niveau neutre de 2 %. Cela permet à la BCE de se concentrer sur sa stratégie à long terme sans perturbations immédiates du marché.

Le départ de Lagarde pourrait retarder l’euro numérique

En parallèle, la BCE travaille également sur l’euro numérique. La banque centrale prévoit de commencer le déploiement en 2029, précédé d’une période d’essai en 2027.

L’euro numérique sera une devise officielle émise directement par la banque centrale. Ce projet vise à réduire la dépendance de l’Europe envers les réseaux de paiement étrangers. La législation est encore en cours d’examen et l’incertitude interne à la BCE, comme un éventuel départ anticipé de Christine Lagarde, pourrait influer sur les progrès.

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