Les marchés financiers attendent avec appréhension mardi soir à 20h00 ET, mercredi à 02h00 heure française, échéance de l’ultimatum de Trump concernant l’Iran. Si Téhéran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz d’ici là, Washington menace de s’en prendre aux ponts et centrales électriques iraniens. Un moment géopolitique crucial plane ainsi à nouveau sur le marché.
Cependant, la situation n’est pas entièrement binaire. Trump a qualifié la dernière proposition de cessez-le-feu iranienne de « pas assez bonne » mais a utilisé un ton plus modéré pour parler de négociations. Selon lui, l’Iran reste un interlocuteur actif et disposé au dialogue. Ce double message entretient l’incertitude chez les investisseurs.
Bitcoin semble se maintenir autour de la barre des 68 000 dollars, mais peine à trouver l’élan pour viser des valeurs plus élevées.
Wall Street garde espoir d’une ultime percée
Malgré cette rhétorique menaçante, l’ambiance à Wall Street est restée relativement stable. Le S&P 500 a clôturé lundi en hausse pour la quatrième séance consécutive. Les investisseurs espèrent donc toujours une percée de dernière minute, ou au moins un scénario où Trump se montre moins agressif que ses déclarations ne le laissent entendre.
Les futures ont également peu évolué plus tard dans la soirée. Cela correspond à un marché nerveux, mais qui n’anticipe pas encore une escalade immédiate.
Le marché pétrolier est plus méfiant
Sur le marché pétrolier, la situation est différente. Les prix ont continué d’augmenter après que Trump a réitéré ses menaces. Cela est compréhensible : le marché de l’énergie réagit plus directement aux risques autour du détroit d’Ormuz, car cette route reste cruciale pour l’approvisionnement mondial en pétrole.
Le marché semble ainsi faire une distinction :
- les actions espèrent encore une solution diplomatique ;
- le pétrole anticipe davantage une perturbation réelle ;
- d’où un tableau de marché mitigé.
L’IA reste un moteur secondaire pour la Bourse
Outre la géopolitique, le secteur de l’intelligence artificielle continue de jouer un rôle majeur en coulisse. Broadcom a étendu ses accords de puces avec Google et Anthropic, soulignant une fois de plus la forte demande pour l’infrastructure IA.
À cela s’ajoute un nouvel élément de tension avec la demande d’OpenAI aux autorités de Californie et du Delaware d’enquêter sur le comportement d’Elon Musk et de son entreprise xAI. Ainsi, même en dehors du Moyen-Orient, l’actualité reste suffisamment riche pour influencer les marchés.
Le détroit d’Ormuz peut-être pas totalement fermé
Il est à noter que des signaux émergent également indiquant que la situation dans le détroit d’Ormuz n’est pas aussi tranchée qu’on le pense souvent. Une firme de recherche affirme, sur la base de ses observations, qu’il y a encore du trafic maritime, bien que le volume soit bien inférieur à la normale. Cela suggérerait que la perturbation est pour l’instant plutôt partielle que totale.
La conclusion est donc claire : les marchés sont en attente. Les investisseurs espèrent une issue diplomatique, le pétrole reste sur ses gardes et tout dépend désormais de ce qui se passera lorsque l’ultimatum de Trump arrivera à son terme.
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