L’Union européenne a ouvert une enquête officielle sur X, la plateforme d’Elon Musk, en raison de la diffusion de deepfakes sexuels via son chatbot IA Grok. La Commission européenne examine si la plateforme a gravement échoué à limiter les risques associés à l’utilisation de Grok dans l’UE.

Grok génère des deepfakes sexuels de femmes et d’enfants

L’enquête porte sur des signalements préoccupants selon lesquels Grok, le chatbot IA de X, diffuse sans consentement des deepfakes sexuels de femmes et même de mineurs. Selon la Commission européenne, certaines images pourraient être tellement graves qu’elles seraient assimilées à du matériel pédopornographique.

Cela n’est pas seulement choquant, mais aussi illégal. Et c’est précisément ce qui rend cette affaire explosive : Grok est considéré comme une source d’exploitation numérique. « Les deepfakes sexuels non consensuels sont une forme de dégradation violente et inacceptable », déclare Henna Virkkunen, commissaire européenne à la technologie.

Bruxelles n’est pas la seule à s’inquiéter. Les régulateurs du Royaume-Uni ont également lancé une enquête formelle, en vertu de la nouvelle loi sur la sécurité en ligne. En France et en Inde, la même indignation se fait entendre : X ne ferait pas assez pour bloquer ces images.

X risque une méga-amende selon le Digital Services Act

X, la plateforme appartenant à l’entreprise IA de Musk, xAI, affirme agir activement contre le contenu illégal tel que la pornographie infantile. Selon la société, les comptes suspects sont suspendus et une collaboration avec les services de répression est en place. Pourtant, la Commission européenne doute que X ait pris suffisamment de précautions lors de l’introduction de Grok en Europe.

L’enquête tombe à un moment sensible. Il n’y a pas si longtemps, X a été condamné à une amende de 120 millions d’euros pour avoir trompé les utilisateurs et manqué de transparence. Cette sanction concernait notamment le badge de vérification bleu et la gestion des données publicitaires par la plateforme. Selon le Digital Services Act, l’Union européenne peut infliger aux entreprises des amendes allant jusqu’à six pour cent de leur chiffre d’affaires mondial annuel.

Musk et les États-Unis critiquent l’approche européenne

Depuis les États-Unis, des critiques virulentes sont émises contre l’approche européenne. Le vice-président américain JD Vance a qualifié l’amende précédente « d’attaque contre la liberté d’expression » et a suggéré que l’UE devrait se concentrer sur la protection de la liberté d’expression plutôt que d’attaquer les entreprises américaines.

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