Les négociations entre les États-Unis et l’Iran ne sont pas rompues, mais elles sont loin d’être conclues. Alors que le blocus maritime américain du détroit d’Ormuz reste en vigueur, le New York Times a révélé lundi de nouveaux détails sur les discussions à Islamabad. Les États-Unis exigent que l’Iran cesse d’enrichir de l’uranium pendant vingt ans, alors que l’Iran propose cinq ans. Trump a rejeté cette offre.
Les deux parties affirment néanmoins que la porte reste ouverte aux discussions. Selon l’agence de presse AP, un nouveau cycle de négociations pourrait avoir lieu dès jeudi.
Vingt ans contre cinq ans
Le cœur du conflit dans les négociations se précise. Les États-Unis demandent à l’Iran de cesser l’enrichissement de l’uranium pendant vingt ans. Lundi, l’Iran a proposé une contre-offre de cinq ans, similaire à une proposition faite en février.
Trump a immédiatement rejeté cette proposition. En outre, l’Iran refuse d’exporter son stock d’uranium hautement enrichi. Téhéran est seulement prêt à l’appauvrir davantage pour le rendre inutilisable pour des armes nucléaires.
Sur le papier, la différence entre cinq et vingt ans pourrait sembler surmontable, mais elle touche au cœur de la méfiance. Les États-Unis craignent qu’après cinq ans, l’Iran reprenne ses activités. Pour l’Iran, une période de vingt ans équivaut à renoncer à son indépendance nucléaire.
Trump : « Ils veulent vraiment un accord »
Lundi, Trump a affirmé une nouvelle fois que l’Iran avait pris contact. À la Maison Blanche, il a déclaré avoir été contacté par les bonnes personnes, qui souhaitent conclure un accord. Il n’a pas donné de détails.
Le vice-président Vance a confirmé sur Fox News qu’il y avait eu des progrès à Islamabad et que les discussions étaient constructives. Toutefois, il a insisté sur le fait que la balle était dans le camp de Téhéran. Les négociateurs iraniens ont montré une certaine souplesse, mais pas suffisamment, selon Vance. À la question de savoir s’il y aurait de nouvelles discussions, il a répondu que cette question devait être posée à l’Iran.
L’Iran garde la porte ouverte
Des signaux mitigés ont émané de l’Iran. Téhéran a reproché aux États-Unis l’échec des discussions, mais a laissé la porte ouverte à de nouvelles négociations. Le président Pezeshkian a déclaré que l’Iran était prêt à poursuivre les discussions dans le cadre du droit international.
Le ton est plus prudent que lors des précédentes rondes. Les deux parties semblent conscientes que le temps presse. Le cessez-le-feu expire la semaine prochaine et sans nouvel accord, une reprise des hostilités actives menace.
Le blocus perdure, l’Arabie Saoudite s’inquiète
En attendant, le blocus maritime reste en place. Les États-Unis interceptent tous les navires en provenance et à destination des ports iraniens. Les navires neutres peuvent passer, mais sont susceptibles d’être fouillés.
L’Arabie Saoudite exhorte Washington à lever le blocus. Selon le Wall Street Journal, des responsables arabes craignent que le blocus incite l’Iran à l’escalade et perturbe d’autres routes maritimes dans la région.
Nouvelles discussions possibles jeudi
Si les deux parties passent des paroles aux actes, un nouveau cycle de négociations pourrait avoir lieu dès jeudi. L’enjeu est clair : parvenir à un accord avant l’expiration du cessez-le-feu la semaine prochaine.
La distance entre cinq et vingt ans est considérable. Mais le fait que l’Iran propose une contre-offre concrète sur le programme nucléaire est une nouveauté. Reste à savoir si cela suffira à convaincre Trump, ce qui dépendra des événements des prochains jours en coulisses.
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