La guerre autour de l’Iran peut-elle encore s’intensifier ? Selon de nouvelles informations en provenance de Washington, le gouvernement américain envisage sérieusement une opération militaire spéciale pour saisir l’uranium iranien. Cette éventualité survient à un moment où les tensions géopolitiques sont déjà extrêmement élevées et les marchés financiers réagissent avec nervosité.
Grande partie des stocks d’uranium probablement déplacée
Selon des sources diplomatiques, des responsables américains et israéliens s’inquiètent du fait que l’Iran ait déplacé son stock d’uranium « presque utilisable à des fins militaires ».
Il s’agit d’environ 441 kilogrammes d’uranium hautement enrichi, soit suffisamment de matériel pour fabriquer environ 11 armes nucléaires s’il était davantage enrichi.
L’incertitude persiste car les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’ont pas eu accès depuis neuf mois aux sites où ce matériel était initialement stocké.
Une activité a notamment été observée autour d’un complexe de tunnels près d’Ispahan juste avant les récents bombardements, ce qui accroît la probabilité que l’uranium ait été déplacé ou dispersé.
Opération spéciale comme scénario d’urgence
Au sein du gouvernement américain, plusieurs scénarios sont à l’étude, selon des sources. L’un d’eux prévoit le déploiement de forces spéciales dès que l’emplacement de l’uranium est confirmé.
Deux options principales se dégagent :
- Rendre l’uranium inutilisable sur place. Des unités spéciales pourraient diluer ou détruire le matériel.
- Retirer physiquement l’uranium d’Iran. Le matériel serait alors transporté ailleurs pour un traitement ultérieur.
Le président Donald Trump a confirmé que ce scénario était envisagé, tout en soulignant qu’il n’existe pas encore de plans immédiats pour une opération terrestre.
Risque élevé d’escalade supplémentaire
Une telle opération représenterait une escalade majeure du conflit. Le déploiement de troupes au sol en Iran pourrait considérablement étendre la guerre et potentiellement entraîner d’autres pays de la région dans le conflit.
En parallèle, la pression s’est accentuée suite au décès de l’ancien leader iranien Ali Khamenei, créant une nouvelle situation politique. Son successeur pourrait adopter une approche différente concernant les armes nucléaires.
Bien que de nombreux analystes estiment qu’à ce jour, l’Iran n’a pas encore pris de décision définitive pour développer des armes nucléaires, la présence d’uranium hautement enrichi hors du contrôle international reste un risque majeur pour la sécurité.
Impact sur les marchés financiers et le Bitcoin
Pour les marchés financiers, ce type d’incertitude géopolitique se traduit généralement par une plus grande volatilité. Une escalade supplémentaire pourrait par exemple entraîner :
- une hausse des prix du pétrole
- des anticipations d’inflation en hausse
- un renforcement du dollar américain
- une pression sur les investissements à risque.
Pour le Bitcoin, l’effet est moins évident. Parfois, le Bitcoin se comporte comme un investissement à risque qui baisse lors de tensions géopolitiques. Dans d’autres cas, la cryptomonnaie peut tirer parti de l’incertitude liée au système financier traditionnel.
Actuellement, le Bitcoin semble par exemple étonnamment résilient au cours du conflit. Alors que de nombreux actifs connaissent des baisses, le Bitcoin affiche aujourd’hui une légère hausse.
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