Nous avons précédemment écrit que les pays BRICS n’ont pas encore réagi de manière concertée à la situation autour de l’Iran, bien que ce dernier ait sollicité une implication internationale. Cela ne signifie cependant pas que le bloc BRICS reste inactif.
Le bloc examine comment renforcer sa résilience économique dans un monde où les tensions géopolitiques augmentent et où les ressources économiques sont de plus en plus utilisées comme leviers de pression.
Lors d’un forum récent à Delhi, des propositions concrètes ont été faites pour approfondir la coopération sans dépendre d’accords commerciaux larges.
Structures commerciales alternatives et coopération
Les récentes tensions et l’escalade militaire autour de l’Iran ont mis en évidence la difficulté pour les BRICS d’agir comme un bloc unifié. Ainsi, une réponse claire sur le conflit n’a pas été formulée, soulignant les divisions internes et les limites de la collaboration.
Cependant, au sein des BRICS, la guerre est perçue comme une « attaque occidentale » contre le bloc, ce qui renforce le besoin des pays BRICS de resserrer leurs liens.
Lors du BRICS Academic Forum, Vladimir Zuev a présenté deux orientations possibles pour cette coopération économique renforcée :
« La première solution consiste à poursuivre le commerce comme d’habitude, sans accords. La deuxième solution propose la conclusion d’accords sectoriels dans différents domaines, à l’image de ce que nous faisons avec un accord sur la migration. »
Selon lui, notamment, les accords sectoriels pourraient contribuer à développer des normes partagées entre les pays, sans la complexité et la sensibilité politique des accords de libre-échange larges. Ce modèle devrait faciliter le commerce tout en préservant la flexibilité.
Tan Ya du BRICS Research Centre a également souligné l’importance des infrastructures physiques :
« Nous devons développer des solutions alternatives sur terre, avec des chemins de fer et des autoroutes, et nous assurer que notre infrastructure est suffisamment robuste pour supporter les futures catastrophes naturelles et favoriser les avancées technologiques et la coopération. »
Elle souligne ainsi l’importance de réseaux logistiques robustes comme fondement de la stabilité économique.
Accent sur l’infrastructure et l’innovation financière
Un thème majeur des discussions a été le renforcement de la connectivité, tant physique que numérique. Mai Mohsen, de la think tank égyptienne IDSC, a affirmé que de meilleures infrastructures et des systèmes intégrés sont cruciaux pour la croissance économique et la stabilité. Elle voit un rôle important pour la New Development Bank.
Selon Mohsen, cette banque de développement doit se concentrer explicitement sur l’innovation financière, y compris les systèmes de paiement numériques. Cela pourrait contribuer à un écosystème financier plus efficace et moins vulnérable au sein des pays BRICS.
Le mécanisme dit BRICS Plus a également été discuté. Ce modèle de coopération doit être structuré de manière plus pratique, permettant à des pays tiers de participer à des projets spécifiques sans agenda politique plus large. Cela rendrait la coopération plus flexible et ciblée.
Pour l’Inde, ces recommandations constituent une étape importante en vue du prochain sommet des BRICS. Selon Shambhu Hakki, la force du groupe réside dans la diversité et la complémentarité des économies membres, ce qui constitue, selon lui, la base pour une intégration et une croissance commune accrues.
Les plans des BRICS s’inscrivent dans un contexte géopolitique plus large qui concerne également les pays occidentaux. Le conflit au Moyen-Orient touche directement l’approvisionnement énergétique mondial et les flux commerciaux, affectant ainsi les économies européennes et américaines.
Dans cette optique, les plans des BRICS ne doivent pas être vus uniquement comme une coopération économique, mais aussi comme une partie d’un paysage géopolitique en mutation où différents blocs de pouvoir redéfinissent leur position.
Le baptême du feu de Ternus : vendre le premier iPhone pliable à 2 000 dollars
Le nouveau patron d’Apple fait face à son premier grand défi : convaincre les consommateurs d’acheter un iPhone pliable facturé 2 000 dollars.
Les Bourses asiatiques ignorent la guerre, le Kospi bondit de 4 %
Les Bourses asiatiques progressent nettement, tandis que les cours du pétrole sont eux aussi en hausse. Wall Street restera fermée aujourd’hui en raison d’un jour férié. Voici les principaux points à suivre.
Quatre signaux en une semaine : les grands capitaux se détournent des États-Unis
Les grands investisseurs réduisent leur dépendance aux États-Unis. Cette semaine, quatre signaux marquants laissent entrevoir un mouvement plus large.
Le plus lu
Analyste : « Le XRP pourrait être la plus grande occasion manquée de notre vie »
Selon un investisseur crypto, le XRP pourrait devenir la plus grande occasion manquée de notre vie. Voici pourquoi les attentes sont aussi élevées.
Emploi américain : le marché ralentit, que fera la Fed ?
Aux États-Unis, les offres d’emploi progressent légèrement, mais déçoivent. Les investisseurs attendent désormais le rapport sur l’emploi et les prochaines décisions de la Fed sur les taux.
Bitcoin : Bernstein vise 125 000 dollars en 2026 et 500 000 dollars en 2029
Bernstein s’attend à ce que le cours du Bitcoin atteigne 125 000 dollars fin 2026 et puisse même grimper jusqu’à 500 000 dollars en 2029.