Alors que, d’ordinaire, l’Amérique monopolise la vedette, ce sont aujourd’hui les marchés boursiers européens qui s’envolent. Des indices comme le STOXX 600 et l’AEX culminent à des niveaux inédits et attirent l’attention des investisseurs. Qu’est-ce qui se cache derrière cette poussée soudaine d’euphorie ?
STOXX 600 signe sa plus forte hausse hebdomadaire depuis avril
Les marchés boursiers européens viennent de vivre leur meilleure semaine en six mois. L’indice paneuropéen STOXX 600, qui suit la performance de 600 des plus grandes sociétés cotées en Europe, a progressé de pas moins de 2,8 % sur la période. Il enregistre ainsi sa plus forte hausse hebdomadaire depuis avril et atteint un nouveau sommet, à plus de 571 points.

L’indice fait office de baromètre de l’économie européenne. Quand le STOXX 600 progresse, nombre de grandes entreprises se portent bien. Parmi les poids lourds, on retrouve notamment les Néerlandais Unilever, ASML et Heineken. De grands groupes allemands comme Adidas et Siemens en font également partie.
Si Wall Street a dominé ces derniers mois, l’Europe regagne peu à peu du terrain. Depuis janvier, le STOXX 600 a progressé de 12,4 %, contre 14,7 % pour le S&P 500.
L’espoir de baisse des taux nourrit la confiance des investisseurs
Le regain d’optimisme des investisseurs s’explique en partie par ce qui se joue de l’autre côté de l’Atlantique. La Federal Reserve (Fed) américaine devrait, selon beaucoup d’opérateurs, abaisser à nouveau ses taux plus tard ce mois‑ci. Le marché des futures évalue désormais cette probabilité à 94,6 %.
Des taux plus bas rendent le crédit moins cher et augmentent la quantité de monnaie en circulation. Cet excédent de liquidités part en quête de rendement et s’oriente plus vite vers des actifs tels que les actions, l’or et la crypto.
Les investisseurs parient sur des baisses de taux de la Fed face à l’affaiblissement du marché du travail américain. Le pays crée de moins en moins d’emplois, et certains disparaissent même des statistiques. Moins d’emplois, c’est moins de revenus et moins de dépenses, donc des bénéfices en recul pour les entreprises. Le risque de récession s’insinue ainsi progressivement dans l’économie.
Par ailleurs, les développements au Japon nourrissent aussi l’optimisme sur les marchés européens. À Tokyo, on a appris ce week‑end que Sanae Takaichi a remporté l’élection interne du parti au pouvoir LDP. Takaichi est connue pour ses projets de relance ambitieux, destinés à redonner vie à l’économie japonaise.
L’optimisme autour de l’intelligence artificielle (IA) gagne également du terrain, comme en témoigne la solide performance d’ASML. L’action du fabricant de machines pour semi‑conducteurs a grimpé de près de 10 % au cours des cinq derniers jours.
L’AEX poursuit sa hausse
L’indice néerlandais AEX continue lui aussi d’impressionner. La cote a entamé la nouvelle semaine boursière en hausse de 0,38 % et s’établit désormais à 965 points. Plus tôt dans l’après‑midi , l’indice a même inscrit un nouveau record à 968 points. Pour l’heure, aucune correction ne semble se profiler.

Google investit 13 milliards d’euros en Finlande, un record dans l’UE
Google investit 13 milliards d’euros dans de nouveaux centres de données dédiés à l’IA en Finlande, provoquant aussitôt de fortes hausses en Bourse.
Les futures du S&P 500 et du Nasdaq rebondissent, le pétrole frôle les 100 dollars
Les contrats à terme sur les indices américains s’affichent en légère hausse aujourd’hui, après une séance dans le rouge hier à Wall Street.
Dix ans de travail, 3 000 euros : l’iPhone pliable attendu mercredi
Apple devrait présenter mercredi son premier iPhone pliable. Aux États-Unis, l’appareil pourrait approcher les 3 000 dollars.
Le plus lu
Analyste : « Le XRP pourrait être la plus grande occasion manquée de notre vie »
Selon un investisseur crypto, le XRP pourrait devenir la plus grande occasion manquée de notre vie. Voici pourquoi les attentes sont aussi élevées.
Le XRP à 60 dollars ? Un analyste pointe un seuil décisif
Un analyste estime que le cours du XRP pourrait grimper à 60 dollars si une résistance cruciale venait à céder. Il faudrait pour cela une hausse de plus de 4 000 %.
Emploi américain : le marché ralentit, que fera la Fed ?
Aux États-Unis, les offres d’emploi progressent légèrement, mais déçoivent. Les investisseurs attendent désormais le rapport sur l’emploi et les prochaines décisions de la Fed sur les taux.