La banque d’affaires américaine JPMorgan est sous le feu des critiques pour son possible rôle dans une vaste fraude crypto. Des milliers d’investisseurs affirment que la banque aurait dû remarquer et intervenir sur les flux financiers liés à un projet d’investissement. L’affaire concerne la disparition de centaines de millions de dollars appartenant à des investisseurs.
JPMorgan cité dans l’affaire Goliath Ventures
Un groupe d’investisseurs a intenté une action en justice contre JPMorgan Chase & Co. Selon eux, la banque a permis un schéma de Ponzi crypto d’environ 328 millions de dollars.
Dans un schéma Ponzi, les investisseurs ne reçoivent pas de rendement issu de bénéfices réels, mais de l’argent de nouveaux participants. Une fois que cet afflux se tarit, le système s’effondre généralement, laissant de nombreux investisseurs avec des pertes.
Le projet concernait Goliath Ventures, dirigé par le PDG Christopher Delgado. Il a depuis été arrêté par les autorités américaines. S’il est reconnu coupable, il risque une peine de prison pouvant aller jusqu’à trente ans.
Selon l’accusation, JPMorgan aurait dû identifier les flux financiers suspects. Pourtant, des montants importants ont continué à transiter par les comptes de la banque.
La plainte indique également que JPMorgan savait, par le biais de contrôles clients, que Goliath se présentait comme un fonds de capital-investissement plaçant l’argent des investisseurs en crypto.
Des centaines de millions de dollars via un compte JPMorgan
Les documents judiciaires révèlent que les fonds des investisseurs transitaient principalement par un compte spécifique chez JPMorgan. Environ 253 millions de dollars y auraient été déposés.
Ce montant représente une part importante des 328 millions de dollars investis par les investisseurs dans le projet. Les fonds proviendraient de plus de 2 000 investisseurs.
Une partie de ces fonds a ensuite été transférée vers des portefeuilles crypto sur la plateforme d’échange Coinbase. Selon l’accusation, cela représente environ 123 millions de dollars.
Les plaignants estiment que de telles transactions importantes et récurrentes auraient dû constituer des signaux d’alerte évidents pour la banque.
En plus de JPMorgan, Bank of America est également mentionnée dans l’enquête. Les plaignants indiquent que Goliath Ventures détenait également un compte professionnel auprès de cette banque.
D’autres actions en justice possibles
La plainte contre JPMorgan est une action collective, ce qui signifie que plusieurs victimes poursuivent ensemble la même partie.
L’un des investisseurs, Robby Alan Steele, affirme avoir investi environ 650 000 dollars, comprenant aussi des économies destinées à sa retraite.
L’avocat Jordan Shaw, impliqué dans l’affaire, s’attend à l’émergence de nouvelles plaintes à mesure que d’autres victimes sont identifiées.
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