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Israël et le Liban ont convenu d’un cessez-le-feu à condition que le Hezbollah cesse également les hostilités, a annoncé les États-Unis. C’est la dernière tentative de l’administration Trump pour maintenir les pourparlers de paix avec l’Iran sur la bonne voie, alors que la résistance politique à la guerre s’intensifie.

Selon la Maison-Blanche, l’accord entre Israël et le Liban dépend d’un « arrêt complet » des attaques par le Hezbollah, une milice soutenue par l’Iran. Le groupe devrait aussi retirer tous ses combattants de la région libanaise au sud du fleuve Litani, près de la frontière israélienne.

L’accord dépend du Hezbollah

« Israël et le Liban ont confirmé qu’ils n’ont pas d’intentions hostiles l’un envers l’autre et ont convenu de poursuivre les négociations directes », selon une déclaration commune. Les deux pays souhaitent établir la confiance et finalement conclure un accord global.

Il reste incertain si le Hezbollah acceptera les conditions. Le président Donald Trump a déclaré cette semaine qu’il avait parlé à des « représentants haut placés » du Hezbollah et qu’ils avaient accepté un arrêt complet des hostilités entre le groupe et Israël.

Les marchés financiers ont réagi prudemment positivement, le prix du Brent ayant baissé de 0,7 % pour atteindre 97,10 dollars le baril.

Revers pour Trump au Congrès

À Washington, Trump a subi un revers cette semaine. La Chambre des représentants, dirigée par les Républicains, a voté mercredi pour la fin de la guerre américaine, soulignant l’agitation politique autour d’un conflit étranger impopulaire qui pèse de plus en plus sur le porte-monnaie des Américains, à cinq mois des élections de mi-mandat qui détermineront qui contrôlera le Congrès.

Le vote ne met pas fin directement à la campagne militaire contre l’Iran, mais c’est un nouveau revers pour un président qui a su manipuler le Congrès pendant la plus grande partie de son second mandat.

Divergences entre Washington et Israël

Le cessez-le-feu a suivi des jours d’escalade israélienne contre le Hezbollah au Liban, conduisant à un appel téléphonique entre Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Au cours de cet échange, Trump aurait fermement insisté sur une désescalade afin de ne pas compromettre les pourparlers de paix avec l’Iran.

Il est notable que les deux dirigeants ont donné une interprétation différente de ce qui avait été convenu. Trump a initialement suggéré un cessez-le-feu plus large que celui que Netanyahu était prêt à déclarer.

Cette différence a mis en lumière un point sensible que Trump a largement cherché à éviter : les États-Unis et Israël ont des idées divergentes sur la manière de mettre fin à la guerre. Cette divergence met sous pression les fragiles négociations de longue date entre Washington et Téhéran, d’autant que l’Iran insiste pour que le Liban fasse partie de tout accord de paix.

« J’étais un peu agacé qu’il soit constamment en train de se battre avec le Liban », a déclaré Trump dans une interview avec le podcast Pod Force One, diffusée mercredi.

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