Un juge américain a statué hier que le président Trump doit mettre fin à sa guerre commerciale. Selon le jugement, il n’y a pas de ‘situation d’urgence économique’ qui justifie les droits de douane. Cependant, les tarifs controversés restent en vigueur pour le moment. Comment est-ce possible ?
Trump dépasse ses pouvoirs, dit le juge
Le procès a été intenté par cinq entreprises qui importent des marchandises de pays pour lesquels Trump a imposé des droits supplémentaires. Ils ont soutenu que le président avait outrepassé ses prérogatives en imposant de larges droits de douane sous l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), sans situation d’urgence démontrable.
Le juge fédéral leur a donné raison et a statué qu’il n’y avait ni urgence économique ni urgence nationale qui justifie la mesure. Ainsi, le juge a remis en question la capacité de Trump à prendre de telles mesures commerciales radicales sans passer par le Congrès.
La Maison Blanche réagit et fait appel
Après ce jugement, la Maison Blanche a annoncé qu’elle ferait appel devant la Cour Suprême. En réaction, l’administration Trump a déclaré que ce « n’est pas aux juges non élus de décider comment une urgence nationale doit être gérée ».
Ensuite, la Maison Blanche a temporairement obtenu gain de cause de la part de la Cour d’Appel américaine. Celle-ci a suspendu le jugement du juge fédéral et a statué que cette suspension était “nécessaire pour la sécurité nationale”, en attendant une décision définitive en appel. Ainsi, les droits de douane restent en vigueur pour le moment.
Prochain tour le 5 juin
La procédure judiciaire continue sans relâche. La prochaine audience est prévue pour le 5 juin, mais il est prévu que l’affaire finira par atteindre la Cour Suprême des États-Unis. Un jugement définitif pourrait donc prendre des mois, voire des années, à être rendu.
L’incertitude pèse plus lourd que la nouvelle elle-même
Bien que le jugement en lui-même n’intervienne pas directement sur la politique commerciale, la bataille juridique a un impact plus grand que beaucoup d’investisseurs ne le souhaiteraient : l’incertitude. Et c’est justement ce que les marchés financiers supportent mal.
La question de savoir si les droits finiront par disparaître, et quand, provoque une réticence parmi les investisseurs. Au lieu d’anticiper des résultats positifs, beaucoup préfèrent attendre. Cela se voit aussi sur les marchés : les bourses américaines ont reculé hier et le marché des cryptomonnaies est également très rouge aujourd’hui.
Tant que la politique commerciale des États-Unis est juridiquement instable, la confiance des investisseurs reste également sous pression. Car sur les marchés, une règle dure prévaut : l’incertitude est souvent pire que de mauvaises nouvelles.
La BCE veut statuer cet été sur l’euro numérique
La BCE souhaite établir cet été les règles pour l’euro numérique, avec un projet pilote en 2027 et une mise en œuvre possible vers 2029.
Trump recrute Zuckerberg et le PDG de Nvidia Huang pour son plan AI
Trump nomme Zuckerberg et Jensen Huang à un nouveau conseil sur l’IA. Ce que cette décision révèle sur Big Tech, la politique et la course à l’IA.
La BCE n’exclut pas une hausse des taux alors que le conflit iranien alimente l’inflation
La BCE n’exclut pas une hausse des taux alors que le conflit iranien pourrait alimenter l’inflation et que l’incertitude économique augmente en Europe.
Le plus lu
La guerre en Iran impacte le marché immobilier : le taux hypothécaire aux États-Unis atteint un sommet de trois ans
Le taux hypothécaire américain atteint son plus haut niveau en trois mois en raison des tensions au Moyen-Orient et des craintes croissantes d’inflation.
L’immobilier à Dubaï pourrait chuter de 50 à 70 % : la guerre avec l’Iran transforme la ville de rêve en zone à risque
L’immobilier à Dubaï pourrait chuter jusqu’à 70 % en raison de la guerre avec l’Iran. Les investisseurs se tournent massivement vers Singapour, Hong Kong et la Turquie.
Prévisions pour le XRP : le cours peut-il atteindre 10 $ ou 28 $ d’ici 2030 ?
Les analystes estiment que le XRP pourrait progresser vers 10 dollars, voire 28 dollars dans les prochaines années, en fonction de l’adoption et de la réglementation.