Newsbit
Voir l'application
Voir

Le détroit d’Ormuz est en partie rouvert, mais le calme est encore loin d’être rétabli. Selon le Financial Times, les propriétaires de navires sont pris au piège entre les instructions contradictoires de l’Iran, des États-Unis et des assureurs occidentaux.

C’est important, car Ormuz est l’une des routes énergétiques les plus cruciales au monde. Dès qu’il y a confusion, le risque de retards, d’incidents et de hausse des prix du pétrole augmente.

Pour l’instant, le marché se réjouit de la levée du blocus. Mais sur le terrain, la situation est bien moins claire.

L’Iran veut des navires près de ses côtes

L’Iran a averti les navires qu’ils doivent demander une autorisation préalable à Téhéran s’ils souhaitent traverser le détroit d’Ormuz. L’Iran souhaite également que les navires suivent une route proche de ses côtes.

En cas de non-respect, l’Iran menace de sanctions, d’amendes ou même de renvois.

Cela rend la réouverture d’Ormuz plus complexe que le marché ne l’avait espéré. Une route n’est véritablement ouverte que lorsque les navires peuvent naviguer sans incertitudes politiques et juridiques.

Les États-Unis recommandent la route omanaise

En parallèle, les États-Unis et certains assureurs occidentaux conseillent aux navires de suivre la route le long d’Oman. Cette route est sous protection militaire américaine et a été surnommée par Trump la route “Guardian Angel”.

Suivre la route américaine pourrait contrarier l’Iran. Suivre la route iranienne pourrait poser des problèmes avec les règlements américains, les assureurs ou les sanctions.

Plus de navires, mais pas encore de normalisation

Le trafic maritime à travers Ormuz a augmenté durant le week-end. Selon UK Maritime Trade Operations, plus de trente navires ont traversé le détroit dans les 24 heures précédant lundi après-midi.

C’était le nombre le plus élevé depuis le début du conflit fin février.

Le niveau de risque pour les opérations dans le détroit a également été abaissé de “sévère” à “modéré”. Selon les autorités maritimes, le comportement de la garde révolutionnaire iranienne est devenu moins imprévisible depuis l’accord de paix, tandis que la marine américaine continue à assurer une présence stabilisatrice.

Les marchés pourraient être trop optimistes

C’est une évolution importante pour les marchés financiers. Le prix du pétrole a baissé car les investisseurs estiment que le risque d’un blocus prolongé a diminué. Cela se comprend. Les navires circulent à nouveau et la panique immédiate s’est atténuée.

Olieprijs daalt flink, maar situatie nog lang niet normaal.
Le prix du pétrole chute fortement, mais la situation est loin d’être normale. Source : TradingView

Mais le marché ne doit pas faire comme si le détroit fonctionnait déjà normalement.

Tant que l’Iran et les États-Unis conseillent des itinéraires différents, le risque de malentendus reste élevé. Un seul navire arrêté, un incident avec la garde révolutionnaire ou un problème d’assurance peuvent suffire à faire grimper à nouveau la prime de risque sur le pétrole.

krach des cryptos, cours crypto, chandeliers, baisse.

Bitcoin, actions et or en forte baisse : que se passe-t-il ?

krach des cryptos, cours crypto, chandeliers, baisse.
Nikkei, bourse, actions
crash
Plus Marché news

Le plus lu

ripple, xrp
ChatGPT prédit le cours du XRP pour le 1er juillet 2026
crypto en hausse