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La course à la domination des stablecoins pourrait bientôt voir l’arrivée d’un concurrent de taille. Jeremy Allaire, PDG du géant des stablecoins, Circle, voit une « énorme opportunité » pour un stablecoin adossé au yuan et estime que la Chine pourrait en lancer un d’ici trois à cinq ans.

Mais entre le rêve et la réalité se dressent les contrôles des capitaux et un yuan encore loin d’être librement convertible.

« Une compétition technologique »

Allaire, également cofondateur de l’émetteur du USDC, a fait ces déclarations lors d’un entretien avec Reuters depuis Hong Kong. Selon lui, les stablecoins sont devenus une nouvelle arme dans la lutte entre devises pour gagner du terrain à l’échelle mondiale.

« Il existe une énorme possibilité pour un stablecoin en yuan, » a-t-il indiqué. « En cas de concurrence monétaire, vous voulez que votre devise ait les meilleures caractéristiques. Cela deviendra une compétition technologique. »

L’idée n’est pas entièrement nouvelle. Allaire plaide en ce sens depuis 2023. À l’époque, Pékin semblait pourtant peu réceptive à cette idée.

En mai de cette année-là, la police chinoise a arrêté l’équipe complète de Trust Reserve, l’entreprise derrière le CNHC, une stablecoin adossée au yuan offshore.

Le bureau dans le district de Pudong à Shanghai a été scellé. Et la situation a empiré pour Allaire : à peine trois mois plus tôt, sa branche d’investissement, Circle Ventures, avait investi 10 millions de dollars dans le projet.

Durant l’été 2025, les géants technologiques chinois Ant Group et JD ont poussé la banque centrale à approuver les stablecoins en yuan.

Longtemps, les stablecoins n’étaient qu’une escale pratique pour les traders de crypto. Une façon de mettre ses gains de côté dans un dollar ou un euro numérique, sans repasser par un compte bancaire. Mais à présent, les banques et entreprises se ruent en masse sur les stablecoins pour des règlements plus rapides et moins coûteux. Une réglementation claire semble avoir ouvert grand les portes.

Pékin maintient un contrôle strict

Il reste cependant de nombreux obstacles. Pour qu’un vrai stablecoin en yuan fonctionne, la monnaie chinoise doit être entièrement convertible. Cela signifie que les parties étrangères doivent pouvoir acheter et vendre le yuan librement, sans restrictions sur les flux de capitaux.

Or, les contrôles des capitaux sont une pierre angulaire de la politique économique chinoise. Un stablecoin adossé au yuan offshore (CNH) s’inscrit encore dans les règles existantes, mais un basé sur le yuan domestique (CNY) est tout autre chose.

En février 2026, Pékin a même resserré son contrôle. La Banque populaire de Chine, avec d’autres régulateurs, a interdit l’émission de stablecoins en yuan à l’étranger sans autorisation.

Dans le même temps, Hong Kong emprunte une voie opposée. La semaine dernière, l’Autorité monétaire de Hong Kong a accordé les premières licences de stablecoins à HSBC et Anchorpoint Financial, une coentreprise de Standard Chartered, Animoca Brands et Hong Kong Telecommunications.

Le marché mondial des stablecoins est désormais évalué à environ 315 milliards de dollars. La majorité est dominée par des monnaies adossées au dollar telles que TUSDT et USDC.

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