Newsbit
Voir l'application
Voir

Beaucoup d’encre a déjà coulé sur la récente intervention conjointe du Japon et des États-Unis sur le yen, et sur ce qu’elle signifie précisément pour l’économie mondiale. Mais, selon Arthur Hayes, fondateur de la plateforme crypto BitMEX, elle pourrait aussi avoir des conséquences très concrètes pour le Bitcoin (BTC).

Hayes voit dans un éventuel plan de soutien au yen japonais un catalyseur important pour le Bitcoin. Selon le cofondateur de BitMEX, Washington et Tokyo pourraient, par l’intermédiaire de la Réserve fédérale, injecter des dollars supplémentaires dans le système financier afin de soutenir un yen affaibli.

Le Japon dispose de trois options pour soutenir le yen

Fin juillet, le Japon et les États-Unis sont intervenus conjointement sur le marché des changes afin de freiner la forte baisse du yen. En rachetant du yen, ils cherchent à protéger le taux de change de la devise.

La thèse de Hayes est simple : si le Japon peut emprunter des dollars en contrepartie de son immense portefeuille d’obligations d’État américaines, il n’a pas besoin de vendre massivement ces titres. Dans le même temps, cette liquidité supplémentaire en dollars pourrait finir par irriguer d’autres marchés.

Dans son essai Yen-quake, Hayes évoque trois moyens pour le Japon de renforcer le yen. Le premier serait une hausse agressive des taux par la Banque du Japon. Une telle décision rendrait les placements en yen plus attractifs, mais accentuerait aussi la pression sur les banques, les assureurs et les marchés obligataires japonais.

Le fameux yen carry trade, qui consiste pour les investisseurs à emprunter à bas coût en yen afin d’investir à l’étranger, s’en trouverait également réduit.

Une deuxième option consisterait pour le Japon à réduire ses investissements à l’étranger et à rapatrier des capitaux.

Mais, selon Hayes, la troisième voie est la plus probable : recourir à la FIMA Repo Facility de la Réserve fédérale américaine. Ce dispositif permet aux banques centrales étrangères d’échanger temporairement des obligations du Trésor américain contre des dollars, sans avoir à vendre ces titres sur le marché. La limite actuelle s’élève à 60 milliards de dollars par contrepartie.

Le Japon est par ailleurs l’un des plus grands détenteurs étrangers d’obligations du Trésor américain. Les données du Trésor américain montrent qu’en avril 2026, le Japon détenait environ 1 210 milliards de dollars de Treasuries.

Pourquoi cela pourrait-il être favorable au Bitcoin ?

Hayes estime que le Japon pourrait vendre les dollars obtenus afin de racheter du yen. La devise japonaise serait ainsi soutenue sans que Tokyo ait à se délester de centaines de milliards de dollars d’obligations du Trésor américain.

Selon Hayes, cela produirait un effet secondaire majeur : davantage de liquidité en dollars. La Réserve fédérale présente elle-même la facilité FIMA comme une source temporaire de dollars destinée à limiter les tensions sur les marchés financiers mondiaux.

Pour Hayes, une plus grande disponibilité des dollars est généralement favorable aux actifs rares et risqués comme le Bitcoin. Son raisonnement est que l’excès de liquidité finit par se diffuser dans le système financier et peut soutenir la demande de cryptomonnaies. Le marché haussier des cryptos en 2021 s’était ainsi accompagné d’une gigantesque injection monétaire après le déclenchement de la pandémie de Covid.

Rien ne garantit toutefois que ce scénario se reproduise. Tout dépendra de l’ampleur du recours du Japon à ce dispositif et de la volonté de la Fed d’assouplir les limites existantes.

Logo Bitcoin, BTC

Bitcoin : un nouveau bond après les chiffres de l’inflation aujourd’hui ?

Logo Bitcoin, BTC
Crypto du matin, Bitcoin du matin
BlackRock
Plus Bitcoin news

Les plus lus

Opérations SWIFT
Brad Garlinghouse, Swell
Cardano