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Un supertanker transportant du pétrole irakien semble avoir franchi le détroit d’Ormuz ces derniers jours, d’après des données maritimes. Un méthanier à destination de l’Inde a également quitté le golfe Persique.

Le supertanker Kin A, également connu sous le nom de Helga, est réapparu samedi sur les radars au large de Duqm, à Oman. Quelques jours auparavant, le navire se dirigeait vers le détroit d’Ormuz après avoir chargé du pétrole brut au port irakien de Bassora. Selon les données disponibles, la traversée aurait eu lieu aux alentours de mercredi.

Traversée probable, mais non confirmée

En se basant sur la distance parcourue et le temps écoulé entre les signaux, il est probable que le navire ait effectué la traversée. Des images satellites examinées par Bloomberg montrent un tanker de taille similaire au même endroit à Bassora. Toutefois, il n’est pas possible de confirmer avec certitude qu’il s’agit du Kin A.

Si cette traversée est avérée, elle est remarquable. Depuis début mars, peu de supertankers ont pu franchir le détroit d’Ormuz.

Le Kin A a par ailleurs un passé particulier. Le navire a transporté par le passé du pétrole du Venezuela vers l’Asie et a souvent stationné près des îles Riau, près de Singapour, un secteur connu pour abriter des navires contournant les sanctions. Cela rend ce voyage d’autant plus notable.

Cargaison de gaz indien quitte le golfe

Un grand méthanier a également franchi le détroit d’Ormuz. Le Sarv Shakti a quitté le golfe Persique samedi matin avec une cargaison de gaz de pétrole liquéfié à destination de l’Inde. En parallèle, un autre tanker similaire, lié à l’Inde, effectuait la traversée en sens inverse.

Par ailleurs, le trafic maritime commercial est resté limité. Entre vendredi matin et samedi après-midi, il s’agissait principalement de petits navires liés à la Chine ou à l’Iran, selon les données maritimes.

Cette activité réduite montre que l’accès au détroit est toujours fortement contrôlé et généralement réservé aux navires ayant des liens régionaux ou une autorisation.

Des navires éteignent leurs signaux pour éviter la détection

Le blocus américain pousse les navires liés à l’Iran à désactiver plus souvent leurs signaux de suivi pour rester hors du radar. Ce système, l’Automatic Identification System, transmet habituellement en continu la position d’un navire. Lorsqu’il est désactivé, il devient plus difficile de suivre précisément les mouvements en mer.

Cela peut donner l’impression qu’il y a moins de trafic qu’en réalité. Parfois, les navires réapparaissent bien plus tard, loin des zones à risque, ce qui conduit à réajuster les chiffres de passage a posteriori.

Cette tactique n’est cependant pas nouvelle. Même avant les tensions actuelles, de nombreux navires liés à l’Iran éteignaient leurs signaux en approchant du détroit d’Ormuz, ne les rallumant qu’en Asie du Sud-Est, par exemple dans le détroit de Malacca, soit environ deux semaines de navigation depuis l’Iran.

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