Les conséquences économiques d’une éventuelle guerre prolongée avec l’Iran pourraient être significatives. C’est ce qu’affirme l’économiste et chroniqueur Martin Wolf dans une récente chronique pour le Financial Times. Dans son analyse, il soutient que l’impact sur l’économie mondiale dépendra surtout de la durée du conflit et de l’ampleur des perturbations des approvisionnements en pétrole et gaz en provenance du Moyen-Orient.

Selon Wolf, il est actuellement difficile de prévoir comment la guerre évoluera. Un cessez-le-feu temporaire semble à court terme le scénario le plus probable, notamment en raison de la pression politique causée par la hausse des prix de l’énergie. En même temps, il n’exclut pas que le conflit puisse se poursuivre à une intensité moindre, par exemple si les tensions autour du détroit d’Ormuz persistent.

Voici les trois scénarios économiques qu’il envisage.

Trois scénarios économiques

Les dommages économiques potentiels sont étroitement liés à la perturbation de l’approvisionnement énergétique. Sur la base des calculs de Capital Economics, Wolf décrit trois scénarios.

Dans le scénario le plus modéré, avec un conflit de quelques semaines, les exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié pourraient baisser d’environ 1,4 %. Une guerre de plusieurs mois sans dommages durables aux infrastructures pourrait entraîner une chute de 5 à 6 %.

Dans le scénario le plus grave, où des installations de production clés seraient paralysées sur le long terme, la baisse pourrait atteindre 8 à 9 %. Dans ce cas, les prix du pétrole pourraient monter jusqu’à 150 dollars le baril et les prix du gaz en Europe pourraient fortement augmenter.

Une longue crise énergétique pourrait, selon Wolf, freiner la croissance économique mondiale et relancer l’inflation. Les pays les plus pauvres sont particulièrement vulnérables à la hausse des prix de l’énergie.

Il s’attend néanmoins à ce que l’impact soit moins important que lors des crises pétrolières des années 1970. Les économies modernes sont moins dépendantes des combustibles fossiles et les banques centrales sont aujourd’hui mieux à même de gérer les anticipations d’inflation.

Importance de la transition énergétique et de la politique monétaire

Le chroniqueur souligne également quelques leçons structurelles. Il insiste sur l’importance d’investir dans les énergies renouvelables pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles géopolitiquement sensibles. Par ailleurs, il avertit que les gouvernements ne peuvent pas systématiquement subventionner massivement les prix de l’énergie en période de choc des prix. Un soutien ciblé aux ménages vulnérables est, selon lui, plus efficace.

Bien qu’une désescalade rapide reste possible, Wolf conclut qu’un conflit prolongé ne peut être exclu. Cela signifie que les marchés financiers et les investissements à risque comme le Bitcoin (BTC) pourraient rester sensibles aux développements géopolitiques.

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