La guerre commerciale entre les États-Unis et l’Union européenne pourrait entrer dans une nouvelle phase. Alors que les entreprises européennes s’adaptent encore aux droits de douane de 15 % récemment convenus sur la plupart des biens, l’administration américaine prépare en coulisses de nouveaux tarifs susceptibles de viser également l’Europe.
Cette incertitude inquiète les entreprises européennes. Elles redoutent que les accords commerciaux conclus plus tôt cette année ne soient de nouveau remis en question.
Washington cherche une nouvelle base juridique pour ses droits de douane
Le droit de douane temporaire de 10 % instauré par les États-Unis plus tôt cette année, après un revers judiciaire pour le président Donald Trump, expire le 24 juillet. La mesure ne pouvait rester en vigueur que 150 jours au maximum sans l’approbation du Congrès.
Pour poursuivre sa politique commerciale, l’administration américaine examine désormais d’autres fondements juridiques à de nouveaux droits de douane. Les enquêtes portent notamment sur la surproduction, la sécurité nationale et des soupçons de travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement internationales. L’Union européenne est également concernée par ces investigations.
Selon des experts, cette approche rendrait de nouveaux tarifs plus difficiles à contester sur le plan juridique, car ils seraient étayés par des enquêtes approfondies.
Les entreprises européennes redoutent une nouvelle bataille commerciale
Le 1er juillet, les États-Unis et l’Union européenne avaient pourtant conclu un accord commercial. Celui-ci prévoit l’application de droits de douane de 15 % sur la plupart des biens européens.
Reste à savoir si d’éventuels nouveaux tarifs américains viendraient s’ajouter à ce taux. La Commission européenne estime qu’une telle décision contreviendrait aux accords conclus, tandis que Washington n’écarte pas cette possibilité à ce stade.
Les exportateurs du secteur technologique suivent particulièrement la situation de près. Ils cherchent à évaluer les scénarios à prendre en compte dans les prochains mois, ainsi que les conséquences que de nouvelles mesures commerciales pourraient avoir sur les investissements et les chaînes d’approvisionnement internationales. L’extension éventuelle des droits sectoriels existants, notamment sur l’acier et l’aluminium, reste elle aussi incertaine.
Si l’administration américaine devait instaurer des droits de douane supplémentaires, l’Union européenne n’exclut pas des contre-mesures. Les tensions commerciales entre les deux grandes puissances économiques pourraient donc de nouveau s’intensifier dans les prochaines semaines.
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