Le président américain Donald Trump a déjà levé un coin du voile, jeudi soir, sur le rapport officiel sur l’emploi aux États-Unis qui devait paraître vendredi.
Dans un message sur sa plateforme Truth Social, il a révélé indirectement des chiffres concernant la croissance de l’emploi en 2025. Cela semble aller à l’encontre des règles fédérales strictes concernant la publication des statistiques économiques.
Règles strictes sur les statistiques
Dans son message, Trump a affirmé que l’emploi dans le secteur privé avait augmenté de 654 000 postes en 2025, tandis que le nombre d’emplois dans le secteur public aurait diminué de 181 000.
Ces totaux annuels ne pouvaient être exacts que si les chiffres non publiés de décembre avaient été inclus. Ainsi, le président a donné aux investisseurs un aperçu d’informations cruciales avant leur publication officielle.
Selon les directives de l’Office of Management and Budget, les membres de l’exécutif ne doivent pas commenter de manière anticipée les publications statistiques importantes. Les déclarations publiques sont interdites jusqu’à trente minutes après la diffusion officielle, pour éviter toute perturbation du marché.
Bien que les présidents soient informés à l’avance du rapport sur l’emploi, ils ne sont pas censés partager ces informations. La Maison-Blanche n’a pas encore répondu aux questions à ce sujet.
Informations limitées mais sensibles
Vendredi, le rapport officiel a montré que l’économie américaine avait créé 50 000 emplois en décembre, presque exclusivement dans le secteur privé. C’était légèrement moins que ce que les économistes avaient prévu, mais suffisant pour dissiper les craintes d’une forte baisse de l’emploi. Les marchés ont réagi positivement.
Bien que le message de Trump n’ait pas permis de calculer précisément, en raison de révisions inconnues des mois précédents, les acteurs du marché ont pu déduire qu’une réduction de l’emploi en décembre était improbable. Cela avait peut-être déjà rassuré les investisseurs avant la publication officielle des chiffres.
Ce n’est pas la première fois que Trump est critiqué pour sa gestion des chiffres économiques. Déjà lors de son premier mandat, il avait suggéré des chiffres positifs sur le marché du travail avant leur publication. Cela avait alors suscité un débat sur l’influence politique sur les statistiques indépendantes.
Pétrole cher, taux en hausse, Banque du Japon et résultats de Google : une journée décisive pour les marchés
Wall Street fait face aujourd’hui à un test crucial. Les marchés vont-ils subir un nouveau coup de froid, ou l’écosystème de l’IA parviendra-t-il encore à convaincre ?
Micron gagne 12 %, SanDisk 14 % : l’IA chinoise dope les valeurs des puces
Les valeurs des semi-conducteurs rebondissent nettement, portées par la demande accrue de puces mémoire liée à l’IA open source. Les analystes anticipent une croissance soutenue.
Le pétrole bondit à 91 dollars : le risque d’une hausse des taux revient au premier plan
Les cours du pétrole s’envolent après que Rubio a affirmé que l’Iran ne prenait pas au sérieux les négociations avec les États-Unis. Jusqu’où la hausse peut-elle aller ? Et quelles en sont les conséquences ?
Le plus lu
Palantir profite de Trump, mais en paie désormais le prix
Palantir est de plus en plus lié à l’administration Trump. Un risque si la Maison-Blanche change de camp demain ?
VanEck voit une fenêtre majeure pour le Bitcoin : « Mieux vaut être positionné avant octobre 2026 »
Le géant VanEck, par la voix de Matthew Sigel, prévoit que le bitcoin retrouvera tout simplement un plus haut historique en 2028.
Un géant de la gestion revendique une première avec un fonds actif mêlant Bitcoin, Ethereum et XRP
T. Rowe réunit Bitcoin, Ethereum, XRP et Solana dans un même ETF à gestion active. Quel est l’intérêt ?