Trois navires-citernes semblent avoir emprunté jeudi une nouvelle route pour entrer dans le détroit d’Ormuz le long de la côte omanaise. Au lieu de passer par les eaux iraniennes au nord, les navires ont opté pour un chemin longeant la côte d’Oman. Si la traversée réussit, cela représenterait un développement majeur dans la crise entourant cette voie maritime cruciale.

Deux supertankers et un navire méthanier

Il s’agit de deux pétroliers et d’un navire méthanier. Tous trois sont gérés par Oman Ship Management Company et ont indiqué via leurs signaux satellitaires naviguer sous pavillon omanais.

Les deux pétroliers transportent chacun environ 2 millions de barils de pétrole brut. L’un a chargé fin février en Arabie saoudite et se dirige vers le Myanmar, où le pétrole est acheminé par pipeline vers la Chine. L’autre pétrolier est parti d’Abou Dhabi, mais sa destination reste inconnue.

Le navire méthanier semble actuellement vide. Si la traversée est réussie, il s’agirait du premier méthanier à quitter le golfe Persique depuis le début du conflit.

Nouvelle route le long de la côte omanaise

Les navires ont choisi une route au sud des itinéraires maritimes habituels. Cela est notable, car la plupart des navires ayant quitté le golfe ces derniers jours ont pris un passage au nord, entre les îles iraniennes de Larak et Qeshm.

Cette route nord semble être sous contrôle iranien, nécessitant une autorisation et éventuellement un péage pouvant aller jusqu’à 2 millions de dollars par passage. De plus, ce passage est plus étroit et peu profond, le rendant moins adapté aux plus gros pétroliers.

La route sud le long d’Oman offre donc une alternative. Cependant, il reste incertain si les trois navires ont effectivement terminé la traversée. À un moment donné, tous trois ont cessé d’émettre leur signal de position au large de la péninsule omanaise de Musandam.

Un potentiel signal important pour le marché pétrolier

Si cette route alternative s’avère fiable, elle pourrait à terme soulager le marché pétrolier. Depuis le début du conflit, le détroit d’Ormuz est en grande partie fermé, entraînant une hausse des prix du pétrole de plus de 60 %.

En même temps, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives. Trois navires ne suffisent pas à établir un passage structuré. Néanmoins, le fait qu’une route le long d’Oman soit testée, hors du contrôle direct de l’Iran, est une évolution observée de près par les négociants.

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