Les entreprises européennes de cryptomonnaies doivent adapter leurs services liés à certains stablecoins. L’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) veut empêcher les investisseurs de continuer à accéder, via les plateformes d’échange, à des actifs numériques non conformes au règlement européen MiCA. Leurs détenteurs pourraient ainsi ne plus pouvoir en acheter davantage et devoir convertir ou transférer leurs avoirs.
L’ESMA durcit les règles sur les stablecoins
L’Union européenne renforce ses exigences concernant les stablecoins. Ces cryptomonnaies visent à maintenir une valeur stable, indexée par exemple sur le dollar américain ou l’euro. Elles sont largement utilisées pour passer rapidement d’une cryptomonnaie à une autre, sans devoir transférer au préalable des fonds sur un compte bancaire.
Le règlement européen MiCA impose des exigences spécifiques aux émetteurs de ces actifs. Tous les stablecoins ne les respectent pas. Les prestataires européens de services sur cryptoactifs ne peuvent donc pas continuer à proposer sans restriction des services permettant à leurs clients d’accroître leurs positions sur ces actifs.
Selon le dispositif transitoire décrit, les entreprises de cryptomonnaies devront avoir mis fin aux services concernés au plus tard le 8 janvier 2027. Cette échéance fixe une date butoir claire pour les activités incompatibles avec les règles européennes.
Les plateformes d’échange doivent adapter leur offre
Les plateformes d’échange de cryptomonnaies doivent donc examiner leur offre et leurs services. Les stablecoins non conformes à MiCA ne pourront plus rester accessibles dans les mêmes conditions que les alternatives autorisées.
La distinction entre achat et vente est essentielle. Les plateformes doivent empêcher leurs clients d’ouvrir de nouvelles positions ou de renforcer celles qu’ils détiennent déjà. Certaines opérations pourront toutefois rester autorisées pendant la période transitoire, à condition de servir exclusivement à réduire une position existante.
C’est notamment le cas de la vente ou de la conversion de stablecoins. Le transfert d’avoirs pourra également rester possible sous certaines conditions. Les clients pourront ainsi réduire leurs positions sans être contraints d’agir à une date précise.
Ces mesures ne concernent pas uniquement les transactions sur les plateformes d’échange. Les prestataires de services de conservation, de transfert, de conseil et de gestion de portefeuille doivent eux aussi déterminer si leurs activités sont soumises à ces restrictions.
Quelles conséquences pour les investisseurs ?
Les détenteurs de stablecoins ne doivent pas en conclure que ces actifs vont perdre toute leur valeur ou disparaître immédiatement. Les règles européennes visent avant tout les services fournis par les entreprises de cryptomonnaies au sein de l’UE.
Les conséquences pourraient néanmoins être concrètes. Une plateforme peut, par exemple, décider de retirer un stablecoin de son offre, de bloquer les nouveaux achats ou de demander à ses clients de convertir leurs avoirs avant l’échéance.
Tous les stablecoins ne sont pas concernés. Ceux qui respectent les exigences européennes peuvent rester disponibles. Les possibilités offertes à chaque client dépendent du stablecoin détenu et de son prestataire de services sur cryptoactifs.
Cette nouvelle échéance s’inscrit dans la continuité des mesures prises par les autorités européennes. Dès janvier 2025, les entreprises de cryptomonnaies avaient été invitées à adapter leurs services liés aux stablecoins non autorisés. Le passage aux nouvelles règles se fait donc en plusieurs étapes.
Pour les investisseurs, l’essentiel est de savoir quels stablecoins leur plateforme continuera à prendre en charge et jusqu’à quelle date ils pourront les vendre, les convertir ou les transférer. Les entreprises de cryptomonnaies doivent communiquer clairement sur ces points afin que leurs clients comprennent les conséquences des règles européennes sur leurs avoirs.
La Grèce veut taxer les gains en cryptomonnaies : ce qui change pour les investisseurs
La Grèce envisage de taxer à 10 % les gains en cryptomonnaies, avec une exonération et des règles spécifiques pour le staking, les prêts et les transactions des investisseurs.
Bitcoin.de : le régulateur allemand refuse un agrément clé
Bitcoin.de n’obtient pas l’agrément MiCA de la BaFin et cherche désormais des partenaires réglementés pour reprendre au plus vite les échanges de cryptomonnaies, actuellement suspendus.
Le Japon gèle les avoirs de la plateforme crypto russe Garantex
Le Japon inscrit la plateforme crypto Garantex sur sa liste de sanctions, gèle ses avoirs et impose aux entreprises du secteur des contrôles renforcés avant toute transaction avec des entités russes sous sanctions.
Le plus lu
Un analyste de Wall Street voit Quant grimper à 10 000 dollars
L’analyste de Wall Street Jan Nieuwenhuijs estime que le cours de Quant pourrait atteindre 10 000 dollars, soit près de 4 000 % au-dessus de son niveau actuel.
Bill Gates alerte : l’IA pourrait provoquer « un milliard de morts »
Bill Gates prévient qu’une IA puissante, si elle tombait entre de mauvaises mains, pourrait causer des dégâts considérables. Il plaide pour des règles plus strictes et une surveillance renforcée.
Quant bondit de 74 % en une journée : les raisons de cette flambée
Quant gagne 74 % en une journée et 172 % sur une semaine, porté par de nouveaux partenariats avec de grandes banques.