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Le prix du pétrole a connu un rebond inattendu mais marqué. Les prix s’étaient d’abord effondrés suite à des informations sur un accord imminent entre les États-Unis et l’Iran, mais en une heure, le marché a progressé de plus de huit pour cent.

Le retournement s’est produit après qu’Iran a établi sa propre autorité pour le détroit d’Ormuz, contredisant publiquement l’article, tandis que le président américain Donald Trump semait lui-même le doute sur un accord.

Le prix du pétrole rebondit fortement

Le Brent a augmenté de plus de sept pour cent depuis son creux de 96,75 dollars par baril, dépassant désormais les 104 dollars. Le WTI, la variante américaine, a bondi de plus de neuf pour cent depuis 88,66 dollars et frôle maintenant les 97 dollars par baril.

Comme souvent, le Bitcoin (BTC) et aussi les marchés boursiers évoluent dans des directions opposées. Toutefois, de belles performances restent visibles.

Peu de temps auparavant, le marché pétrolier présentait un tout autre visage. Le Brent avait chuté de plus de six pour cent mercredi matin, entraînant le WTI dans sa baisse.

La raison de cette chute était un rapport d’Axios, indiquant que la Maison Blanche serait proche d’un accord de principe avec Téhéran pour mettre fin à la guerre. Il s’agirait d’un mémo d’une seule page avec quatorze points portant notamment sur l’enrichissement de l’uranium, l’allègement des sanctions et la libération de fonds iraniens gelés.

Ce rapport s’ajoutait à une mesure déjà prise par Trump la veille. Il a suspendu temporairement « Project Freedom », la mission américaine d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz. Sur Truth Social, il a évoqué de « grands progrès » vers « un accord complet et définitif ».

Les prix du pétrole ont commencé à baisser après que l’Iran, peu de temps après le rapport d’Axios, a lancé un nouveau site web sous le nom de « Persian Gulf Strait Authority ». Via cette plateforme, le régime souhaite réguler lui-même le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, avec des routes obligatoires et d’éventuels péages pour les navires de passage.

Cette initiative semblait indiquer qu’Iran ne se dirigeait pas vers une voie maritime ouverte, mais cherchait plutôt à formaliser son contrôle sur cette route stratégique.

L’Iran contredit vivement l’accord, Trump menace à nouveau

Les médias d’État iraniens ont ensuite vivement critiqué la version américaine. L’agence ISNA a rapporté que l’Iran a « rejeté de telles propositions ces derniers jours » et que certaines parties du rapport d’Axios relèvent de la « spéculation ». Selon ISNA, Téhéran discute bien de la fin du conflit, mais pas de la question nucléaire.

L’agence Tasnim est allée plus loin. D’après une source anonyme, les articles des médias américains sur un accord visent à « justifier le retrait par Trump de sa dernière action hostile dans le détroit d’Ormuz ». Une autre source de Tasnim a indiqué que la proposition américaine contient « des clauses inacceptables ».

Trump lui-même a également changé de ton. Le président a déclaré qu’il est « trop tôt » pour parler de discussions de paix et que supposer un accord du côté iranien est « une grande hypothèse ».

Si l’Iran ne se soumet pas, les États-Unis reprendront les bombardements « à un niveau et une intensité bien supérieurs » à ceux de l’opération Epic Fury, a menacé Trump sur Truth Social.

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