Selon Ray Dalio, fondateur du plus grand fonds spéculatif mondial Bridgewater Associates, nous entrons dans une phase exceptionnellement dangereuse de l’économie mondiale.

Non pas parce qu’un seul système est sous pression, mais parce que trois ordres fondamentaux commencent à faillir simultanément : le système monétaire, l’ordre politique intérieur et l’ordre géopolitique international.

Dalio ne considère pas cela comme une simple hypothèse, mais comme un schéma historique qui, selon lui, se déroule en temps réel. “Cela se passe maintenant”, écrit-il. Le monde entre selon Dalio dans la partie la plus instable de ce qu’il appelle depuis des années “Le Grand Cycle”.

Confiance déclinante dans le dollar et les obligations américaines

Au cœur de l’analyse de Dalio se trouve la perte de confiance dans la monnaie fiduciaire et les obligations d’État, en particulier celles libellées en dollars américains. Alors que les banques centrales et les gouvernements étrangers considéraient ces actifs comme des refuges sûrs, cette perception est en train de changer.

Dalio met en avant un équilibre de plus en plus fragile : les États-Unis continuent d’émettre d’énormes quantités de dette, alors que les acteurs étrangers ont historiquement été les principaux acheteurs. Cette relation est mise à mal par les tensions géopolitiques.

Des pays comme la Chine réduisent depuis des années leur exposition aux obligations américaines. Parallèlement, le besoin mondial de diversifier les réserves croît, non seulement pour des raisons financières, mais aussi par méfiance stratégique. Détenir des réserves en dollars signifie dépendre des choix politiques et géopolitiques américains.

Trois ordres mondiaux simultanément sous pression

Ce qui rend l’avertissement de Dalio unique, c’est qu’il ne voit pas une seule crise, mais une convergence de failles :

  • Le système monétaire : dettes croissantes, création monétaire et perte de confiance dans les monnaies fiduciaires comme réserve de valeur.
  • L’ordre politique intérieur : polarisation croissante, inégalités et méfiance institutionnelle.
  • L’ordre géopolitique : escalade entre grandes puissances, conflits commerciaux et changements de pouvoir.

Historiquement, selon Dalio, cette combinaison marque presque toujours le stade final d’une puissance mondiale dominante. Dans les cycles précédents, des empires néerlandais et britanniques aux anciennes dynasties chinoises, cela a été suivi par une période de 10 à 20 ans d’instabilité élevée.

Dernière phase du cycle américain

Selon Dalio, les États-Unis présentent de plus en plus de caractéristiques de cette phase finale. Une dette élevée, une paralysie politique, un fossé grandissant entre riches et pauvres et une rivalité externe croissante s’inscrivent parfaitement dans le schéma historique qu’il décrit.

Cela ne signifie pas qu’un effondrement immédiat est inévitable, mais que la marge d’erreur se réduit. Les décideurs politiques ont de moins en moins de marge pour amortir les chocs sans effets secondaires involontaires.

Quelles implications pour le Bitcoin ?

Dans ce contexte, le Bitcoin joue un rôle de plus en plus distinct. Non pas comme un simple objet de spéculation, mais comme un système monétaire alternatif échappant à l’influence des États et des considérations géopolitiques. Le point central de Dalio, la perte de confiance dans la dette et la monnaie fiduciaire, est directement lié à la raison d’être du Bitcoin.

Lorsque les banques centrales perdent confiance dans les dettes des unes et des autres, et que les pays souhaitent diversifier leurs réserves, l’attention se tourne naturellement vers des actifs rares et apolitiques. L’or en bénéficie déjà visiblement, mais le Bitcoin remplit un rôle similaire sous forme numérique.

Le Bitcoin n’a ni risque de contrepartie, ni loyauté nationale, ni composante de dette. Dans un monde où la confiance dans les institutions diminue, cela peut devenir plus attractif. Pas du jour au lendemain, mais de manière structurelle.

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