Newsbit
Voir l'application
Voir

Donald Trump veut accroître son influence en Europe, mais sa stratégie semble de moins en moins porter ses fruits. C’est ce qu’écrit Gideon Rachman dans le Financial Times. Ces derniers mois, le président américain a tenté de resserrer ses liens avec les partis nationalistes et populistes européens.

Or ces mêmes formations prennent désormais leurs distances avec lui, perdent des élections ou se révèlent moins utiles politiquement que Washington ne l’espérait. Trump est devenu extrêmement impopulaire en Europe.

MAGA cherchait des alliés en Europe

L’administration Trump considère toujours l’Europe comme stratégique et culturellement importante pour les États-Unis. Dans le même temps, elle voit le continent comme un espace menacé, selon la vision MAGA, par l’immigration, la faiblesse de la natalité et les institutions libérales.

Washington voulait donc coopérer avec ce qu’il appelle des « partis patriotiques européens ».

Dans les faits, il s’agit de formations comme le Fidesz en Hongrie, l’AfD en Allemagne, Reform UK au Royaume-Uni, le Rassemblement national en France ou encore le mouvement de Giorgia Meloni en Italie. Mais cette stratégie s’enlise.

Orbán recule, Meloni prend ses distances

Le revers le plus marquant a été la défaite de Viktor Orbán en Hongrie. Pendant des années, Orbán a été considéré comme le principal allié européen de Trump. Il a régulièrement bloqué l’aide européenne à l’Ukraine et était vu, au sein de la mouvance MAGA, comme un modèle de « démocratie illibérale ».

Mais les électeurs hongrois en ont décidé autrement. Selon Rachman, ce scrutin montre aussi que l’Union européenne a davantage à offrir que les États-Unis. En raison de ses conflits avec Bruxelles, la Hongrie a été privée de milliards d’euros de fonds européens. La perspective de voir ces flux financiers reprendre a davantage pesé que le soutien venu de Washington.

Giorgia Meloni se révèle elle aussi moins docile que Trump ne l’espérait. L’Italie bénéficie massivement du soutien européen mis en place après le Covid, avec près de 200 milliards d’euros de subventions et de prêts. Lorsque Trump l’a critiquée pour la prudence italienne sur le dossier iranien, Meloni a répliqué.

Elle doit en effet rendre des comptes aux électeurs italiens, pas aux sympathisants MAGA.

Trump, un handicap électoral

En France, en Allemagne et au Royaume-Uni, une proximité trop affichée avec Trump dessert davantage les populistes européens qu’elle ne les aide.

En Allemagne, seule une faible partie de la population a une image positive de Trump. Il est donc difficile pour l’AfD de s’associer ouvertement à lui, malgré des convergences idéologiques.

Au Royaume-Uni, le constat est similaire. Nigel Farage peut admirer Trump, mais il doit aussi tenir compte d’électeurs britanniques qui rejettent massivement le président américain.

Même en France, certaines figures du Rassemblement national prennent leurs distances lorsque les alliés de Trump apparaissent trop radicaux.

Xi Jinping

Rompre avec la Chine coûterait 23 000 milliards de dollars à l’Occident

Xi Jinping
SpaceX, vaisseau spatial
Bourse, ETF, États-Unis,
Plus Marché news

Le plus lu

ripple, xrp
Manifestation contre Palantir
vaneck